Devant le filet

«Nous avions besoin de changer d’air» - Fleury

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Mike Sullivan n’a pas encore révolutionné les Penguins de Pittsburgh depuis qu’il a remplacé Mike Johnston derrière le banc de l’équipe avec un dossier de 4-6-2. Malgré ce modeste départ, le gardien Marc-André Fleury voit l’arrivée de Sullivan d’un bon œil.

«Ça nous prenait une étincelle, a-t-il reconnu. Nous avions besoin de changer d’air un peu. Je crois qu’à long terme, ce changement sera profitable. Nous ne jouions pas à la hauteur de notre talent depuis le début de la saison. Nous nous attendions à une transaction ou un congédiement. C’est souvent l’entraîneur qui paye le prix.»

«Comme joueur, tu te sens toujours mal et coupable quand tu vois ton entraîneur partir, a poursuivi Fleury. Mike Johnston était un bon monsieur, une bonne personne, mais il manquait parfois de poigne avec les joueurs.»

Si Johnston manquait parfois d’autorité, Sullivan a la réputation d’un instructeur plus dur. Il a travaillé comme adjoint de John Tortorella pour six saisons avec trois équipes, soit avec le Lightning de Tampa Bay, les Rangers de New York et les Canucks de Vancouver.

«Mike apporte beaucoup d’émotion et de passion, a souligné Fleury. Il est très intense et exigeant. Ça fait du bien de changer. Tranquillement, il transforme notre système plus à son image. Il veut que tous les joueurs deviennent responsables, de nos gros noms jusqu’à nos gars de quatrième trio. Nous avons tous un rôle important. Il tient des entraînements plus courts, mais avec plus d’intensité et à un meilleur rythme. Ça ressemble plus à un rythme d’un match.»

Une mission : les séries

Depuis son départ des Penguins de Wilkes-Barre vers Pittsburgh le 14 décembre dernier, Sullivan n’a pas souvent eu une équipe complète à sa disposition. Le défenseur Kristopher Letang s’est absenté pour six des 12 rencontres et Fleury en a manqué huit en raison d’une commotion cérébrale.

Pour leur première et unique visite cette saison à Montréal, les Penguins miseront sur tous leurs gros canons. Avec une équipe en santé, ils veulent grimper au classement.

«Pour nous, ce serait inacceptable de ne pas participer aux séries, a lancé Fleury. C’est bizarre, je ne me souviens pas d’avoir connu une saison où nous perdions autant de matchs. C’est fâchant et frustrant. Chaque soir, nous avons besoin des deux points. Au début de l’année, nous restions trop calmes, nous surfions sur une mauvaise vague sans trop réaliser les dangers. Il faut maintenant recommencer.»

«C’est bien de ne pas avoir attendu trop longtemps avant de faire un changement, a enchaîné le gardien de 31 ans. Ce n’est pas comme s’il restait juste 10 matchs au calendrier. C’est encore possible de sauver notre saison. Nous connaissons notre réalité et nous devons maintenant sortir de notre trou.»

Un ami à la retraite

Le 8 décembre dernier, les Penguins ont perdu un gros morceau de leur équipe avec le départ à la retraite de Pascal Dupuis en raison de sa propension à développer des caillots sanguins.

«C’était difficile de le voir partir, je jouais avec Pascal depuis longtemps, a mentionné Fleury. J’ai gagné une coupe Stanley avec lui et je l’ai toujours considéré comme un très bon ami. En dehors de la glace, Pascal avait le don de détendre l’atmosphère avec son sens de l’humour. Et sur la glace, il devenait tellement sérieux et intense, les gars cherchaient à le suivre.»

«Pour sa santé, Pascal a pris la bonne décision, a-t-il continué. Comme joueur tu comprends le désir de ne pas arrêter. Ce n’est pas évident de partir, mais il faut aussi penser à sa vie, sa santé et sa famille.»

Sur une note personnelle, Fleury représente l’une des rares belles histoires cette saison à Pittsburgh avec une fiche de 14-11-3, une moyenne de 2,29 et un taux d’efficacité de ,926.

«Je suis content de ma saison et de mon jeu, mais j’aimerais vraiment obtenir plus de victoires, a répliqué le gardien de Sorel. C’est toujours ça, le plus important. Ça ne me dérangerait pas d’avoir de moins bonnes statistiques personnelles, mais plus de gains.»