Canadiens de Montréal

Contre Montréal, c’est spécial

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Sur le pur plan technique, il s’agit d’un match comme les autres.

Mais quand Bill Belichick, l’entraîneur des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, entre dans le vestiaire des Bruins de Boston après un entraînement au Gillette Stadium, on réalise que cette rencontre a une portée bien différente.

«C’était spécial et vraiment un honneur de rencontrer Monsieur Belichick, a dit le capitaine des Bruins, Zdeno Chara. Certains joueurs des Patriots ont également fait un arrêt dans notre vestiaire. C’est agréable de pouvoir les rencontrer. Il y a une solidarité entre les équipes de Boston.»

Signe de cette complicité, Julien était l’invité de Belichick, mercredi, à l’entraînement de football.

«J’aime Claude et il est un bon gars», avait mentionné le grand manitou des Patriots.

Mis au parfum de cette déclaration, Julien en a rajouté.

«C'est pour cette raison que je l’aime plus que vous [les journalistes], il n’a pas peur de me faire des compliments, a répliqué l’entraîneur des Bruins avec le sourire. Je me considère chanceux d’avoir suivi Bill pour un entraînement.»

«C’était bien de le voir travailler avec son équipe, a poursuivi Julien. Je l’admire depuis longtemps pour la façon dont il dirige les Pats. Nous pratiquons des sports différents, mais comme entraîneur, il y a plusieurs choses que nous pouvons partager et apprendre l’un de l’autre. En matière de préparation, Bill est dans une classe à part.»

Une deuxième fois

Depuis l’inauguration de la Classique hivernale de la Ligue nationale de hockey le 1er janvier 2008 à Buffalo, les Bruins ont accueilli cet immense évènement à deux reprises.

En 2010, Boston avait triomphé des Flyers de Philadelphie 2-1 en prolongation dans l’enceinte des Red Sox de Boston, le Fenway Park.

Cinq ans plus tard, Patrice Bergeron sera l’un des rares joueurs des Bruins à vivre cette expérience pour une deuxième fois.

«C’est différent de celle du Fenway Park contre les Flyers puisque c’est contre le Canadien, a expliqué Bergeron. C’est spécial d’avoir la chance de jouer contre Montréal. On connaît l’immense rivalité entre les Bruins et le CH. J’espère que nous réussirons à profiter de cette expérience.»

À 30 ans seulement, Bergeron a déjà un palmarès bien rempli en matière de matchs grandioses.

«Je ne peux pas faire un classement de mes expériences, mais la Coupe Stanley et les Jeux olympiques resteront toujours au sommet, a-t-il souligné. Je me trouve chanceux de vivre pour la deuxième fois la Classique hivernale.

«C’est un match de saison, mais avec un cachet vraiment différent. C’est dehors, ça te rappelle des souvenirs d’enfance. Et nous jouons dans de gros stades. Il y avait une belle énergie au Fenway Park et j’imagine que ce sera encore plus bruyant dans un plus grand stade.»

Julien, quant à lui, en sera à son troisième duel à l’extérieur.

«J’ai l’expérience du Fenway Park, mais aussi celle de la Classique héritage à Edmonton avec le Canadien, a-t-il rappelé. Il n’y a pas beaucoup de changements pour un “coach”, même s’il s’agit d’une expérience unique. Une fois que le match commence, les joueurs ont la même intensité et la même concentration.»

Bergeron, Chara, Tuukka Rask et David Krejci étaient également présents en 2010 à Fenway. Krejci s’absentera toutefois face au CH en raison d’une blessure au haut du corps, alors que Rask était l’adjoint de Tim Thomas en 2010.