Un aperçu du Gillette Stadium

Photo : Un aperçu du Gillette Stadium Crédit : USA Today Sports

Canadiens de Montréal

Le Super Bowl du hockey

Le Super Bowl du hockey

Félix Séguin, TVA Sports

Publié 29 décembre 2015
Mis à jour 29 décembre 2015

Le match de la Classique hivernale est sans aucun doute le plus attendu de la saison régulière 2015-2016 de la LNH. Avant même le début de la saison, vous étiez plusieurs à avoir encerclé la date du 1er janvier sur votre calendrier.

Quoi de mieux qu'un affrontement en plein air entre les Canadiens et les Bruins devant plus de 65 000 spectateurs au Gillette Stadium (le domicile des Patriots de la Nouvelle-Angleterre) pour amorcer la nouvelle année!

Depuis le 8 décembre 1924, les Canadiens et les Bruins se sont affrontés 909 fois en saison régulière et en séries éliminatoires. De plus, les deux équipes ont fait les frais de la finale de la Coupe Stanley à sept reprises. Les sept fois, les Canadiens ont gagné.

Toutefois, jamais en 91 ans d'affrontements ces deux équipes rivales ont croisé le fer dans un match présenté à l'extérieur. Déjà que les joueurs doivent encaisser et recevoir les coups de leurs rivaux sur la glace, voilà qu'ils devront maintenant composer avec les caprices de Dame Nature.

Parce que les conditions climatiques ont joué, au fil des ans, un rôle important dans le déroulement de ces rencontres à ciel ouvert. Depuis le premier match de la LNH présenté à l'extérieur en 2003, le froid (Edmonton en 2003), la neige (Buffalo en 2008), la pluie (Pittsburgh en 2011) et le soleil (Washington en 2015) ont été des obstacles pour les joueurs.

Cette année, le mercure devrait osciller autour du point de congélation. On craint que la pluie puisse donner des maux de tête aux organisateurs. On verra bien.

Ce match attire toutes sortes d'amateurs. Tout d'abord, il y a les mordus, qui auront une autre raison d'annuler leurs plans le 1er janvier afin de ne rien rater de cette partie historique. Il y a aussi les amateurs occasionnels. Ceux-ci sont devant leur télévision pour les matchs importants des Canadiens. Et enfin, il y a les autres. C'est-à-dire ceux qui croient que ce genre de match est une bonne occasion pour réunir la famille et les amis.

Comme le Super Bowl de la NFL...

Une expérience unique pour un descripteur

Ce sera la quatrième fois de ma carrière que j'aurai à couvrir, sur place, le match de la Classique hivernale. J'y étais en 2008 (Buffalo) et en 2011 (Pittsburgh) comme reporter. L'an dernier à Washington, j'ai eu le privilège de décrire la rencontre entre les Capitals et les Blackhawks au Nationals Park.

Comme c'était le cas l'an dernier, je décrirai à nouveau cette année (avec Patrick Lalime, Renaud Lavoie et Stéphane Auger) le match entre les Canadiens et les Bruins au niveau de la patinoire. Notre position de commentateur sera située derrière la baie vitrée à la gauche du banc des pénalités. C'est une expérience unique.

Quand nous décrivons des matchs dans un aréna, nous le faisons de la galerie de la presse. Cette position nous permet d'avoir une vue d'ensemble. Cependant, au niveau de la patinoire, notre champ de vision n'est pas le même. Il est même restreint.

L'action se passe à quelques mètres de nous. Tout va très rapidement. Les joueurs de hockey sont des athlètes exceptionnels et on peut le constater de cet endroit. Parfois, notre vue est obstruée par les joueurs, les arbitres, les baies vitrées, etc.

Bref, tous ces éléments représentent un défi toujours agréable à relever dans notre métier. Ce match n'est pas une rencontre comme les autres.

C'est le Super Bowl du hockey.