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Bérubé et Pelletier poursuivent leur route

Agence QMI / Benoît Rioux

Publié | Mis à jour

Il y a six mois, Marc-Antoine Bérubé et Benjamin Pelletier touchaient un rêve accessible à peu de Québécois en étant repêchés par une organisation du baseball majeur.

L’un poursuit maintenant sa route dans l’organisation des Athletics d’Oakland tandis que l’autre a signé un intéressant contrat avec les Phillies de Philadelphie.

«On peut dire que ç’a changé ma vie», a admis Bérubé, qui avait été sélectionné en 28e ronde, le 10 juin dernier, par les Athletics.

Depuis, le lanceur originaire de Trois-Pistoles, au Bas St-Laurent, a évolué dans la Ligue des recrues, en Arizona, avant de poursuivre son parcours dans l’«Instructional League» pendant l’automne.

«Les meilleurs espoirs d’une organisation participent habituellement à cette ligue d’instruction, a noté Bérubé, qui est âgé de 22 ans. C’était bien pour moi d’être invité à y aller. Ça veut dire que l’équipe a sûrement vu des bonnes choses en moi.»

Utilisé comme releveur, l'ancien de l'Université de Pittsburgh a connu des hauts et des bas à sa première saison chez les professionnels. S’il a accordé beaucoup de coups sûrs, le Québécois a plutôt donné des simples à l’adversaire. Aucun circuit alloué en 12 manches et deux tiers dans la Ligue des recrues. Surtout, il a fait preuve de précision, obtenant régulièrement des retraits au bâton.

«Mon gros moment de la saison, c’est quand je suis arrivé au monticule avec les buts remplis et deux retraits, s’est souvenu Bérubé. Le frappeur était Gerald Laird, un receveur qui a joué beaucoup dans le baseball majeur. Je l’ai retiré en trois lancers: une rapide, une courbe dans le "dirt" sur laquelle il s’est élancé et une autre courbe qu’il a regardée.»

S’il conserve précieusement ce retrait au bâton parmi ses souvenirs, Bérubé garde les pieds bien ancrés au sol en attendant que l’aventure se poursuive au printemps prochain. Il maintient actuellement la forme, tout en servant d’entraîneur pour les Canonniers de Québec, un programme sports-études qu’il a lui-même déjà fréquenté.

«J’essaie de contrôler ce que je peux contrôler», a-t-il répété à maintes reprises, au cours de l’entrevue.

«La seule chose que je puisse faire, c’est de bien me préparer pour le camp d’entraînement, en mars. Une fois là-bas, c’est un peu la jungle. Tu arrives là et tu te bats pour un boulot.»

Bien que l’aventure demeure susceptible de s’arrêter abruptement, Bérubé préfère ne pas trop penser à son contrat et aux aléas du sport professionnel.

«Ce n’est pas un stress qui est nécessaire dans ma vie», a-t-il résumé.

Tout est à venir pour Pelletier

À 17 ans, Pelletier a connu un parcours différent depuis qu’il a été repêché, en 34e ronde, par les Phillies. Le jeune voltigeur doit d’abord terminer ses études à l’école secondaire De Mortagne, à Boucherville, avant d’entamer un séjour régulier chez les professionnels.

«À la fin de l’année scolaire, je vais me rapporter à l’équipe et le but sera de faire le maximum que je suis capable», a indiqué Pelletier, qui pourrait évoluer à son tour dans la Ligue des recrues.

Après le récent repêchage, le Québécois aurait pu choisir de ne pas signer avec les Phillies et se rendre admissible au prochain encan annuel, mais pour lui, la décision allait de soi.

«J’ai signé pour un bon montant et l’organisation des Phillies est incroyable, a-t-il noté, sans entrer dans les détails. En plus, je connais bien le dépisteur de l’équipe Alex Agostino.»

Déjà, Pelletier a grandement apprécié la visite des installations des Phillies lorsqu’il est allé signer son contrat, en juillet. Il a aussi vécu un mois d’entraînement à Clearwater, en Floride, pendant l’été. Pour le jeune espoir, le meilleur reste toutefois à venir.