Football universitaire RSEQ

Les Thunderbirds: jeunes mais dangereux

Joanie Godin / Le Journal de Montréal

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Le décompte est commencé avant le match de la Coupe Vanier, qui opposera les Carabins de l’Université de Montréal aux Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique. Les deux équipes ne savent à peu près rien l’une sur l’autre, mais elles vont s’étudier toute la semaine en espérant se connaître par cœur d’ici samedi.

Chez les Bleus, les entraîneurs s’affairaient déjà depuis un bon moment à analyser les bandes vidéo des champions de la coupe Uteck et les joueurs devaient visionner leur dernier match, lundi soir.

Ce qu’ils savent déjà par contre, c’est qu’ils auront tout un défi devant eux.

L’entraîneur-chef, Blake Nill, n’en est qu’à sa première année à la barre des Thunderbirds, mais il a toute une réputation de gagnant, ayant mené deux autres équipes auparavant à la Coupe Vanier. Il y a subi trois défaites avec les Dinos de Calgary, mais a soulevé le trophée deux fois avec les Huskies de St. Mary’s (2001 et 2002).

Les Thunderbirds comptent aussi sur un ancien entraîneur-chef de la Ligue canadienne de football, Steve Buratto, au poste de coordonnateur à l’attaque. Il a notamment remporté la coupe Grey avec les Lions de la Colombie-Britannique en 2000. Tout cela fait en sorte que même s’ils sont jeunes, les joueurs de UBC peuvent être très dangereux.

«C’est une bonne équipe, qui a faim et qui a envie de gagner. On devra être vigilants et être bien concentrés», a noté Junior Luke, un joueur de ligne défensive qui s’est grandement illustré au cours des deux derniers matchs des siens.

Un ex-quart de Penn State

Le pilote des Carabins, Danny Maciocia, a également souligné le brio du quart des Thunderbirds, Michael O’Connor, qui a quitté Penn State pour aller jouer à Vancouver cette année.

«C’est une équipe qui a de belles armes. Elle a beaucoup de hargne à l’attaque avec le quart et les receveurs Marcus Davis et Will Watson. Il y a aussi le porteur de ballon Brandon Deschamps, qui très bon, très physique. Ce sera tout un défi. Il faudra jouer – à notre niveau – pendant 60 minutes si on veut gagner», a-t-il mentionné.

Maciocia a rappelé que son homologue était vu par plusieurs comme le meilleur recruteur au Canada.

«Il a eu un grand impact à sa première année, si on regarde le nombre de joueurs qu’il a convaincus de jouer pour lui au lieu d’honorer leurs engagements avec des universités américaines. On ne voit pas ça souvent et on voit les résultats. Ils se retrouvent en finale avec une équipe très talentueuse», a dit Maciocia.

Avant de battre facilement les X-Men de l’Université St. Francis Xavier, UBC avait aussi vaincu la meilleure équipe au pays, les Dinos, en finale de l’Ouest.

Les Carabins défendront leur titre à Québec le 28 novembre prochain dans une rencontre présentée à TVA Sports.