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Correction et préparation

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Pour une rare fois cette saison, les joueurs du Canadien de Montréal n’ont pas eu le droit au sabbat, dimanche. Au lendemain de leur cuisante défaite aux mains de l’Avalanche du Colorado, ils se sont plutôt mis au travail dans l’espoir de corriger les lacunes qui ont causé leur perte.

Exercices de mises au jeu et luttes devant le filet ont meublé une grande portion de cet entraînement de près de 60 minutes tenu par l’entraîneur Michel Therrien.

Samedi soir, les difficultés rencontrées dans le cercle des mises au jeu furent à l’origine des deux premiers buts des visiteurs.

Quant à la présence devant le filet adverse, il y a déjà quelques matchs que les attaquants du Tricolore ont oublié que le mandat d’ennuyer le gardien adverse n’était pas exclusif à Brendan Gallagher.

«C’est l’une des principales raisons pour lesquelles nous n’avons marqué qu’un but. Nous avons rendu la vie du gardien beaucoup trop facile. Il a vu toutes les rondelles, a expliqué le capitaine Max Pacioretty, en confirmant que cet aspect fait défaut depuis déjà quelques matchs. En améliorant notre présence devant le filet, nous diminuerons son champ de vision et nous serons prêts à sauter sur des retours.»

La règle des deux heures

Cet entraînement inhabituel du dimanche n’avait pas que pour seul objectif celui d’apporter des correctifs. Il visait également à préparer l’équipe pour un rare match du lundi soir.

À ce propos, Gallagher a souligné qu’il préférait toujours regarder vers l’avant, que ce soit après une défaite ou une victoire.

«J’emploie la règle des deux heures, a-t-il indiqué. On a le droit de penser à la partie qui vient de se terminer pendant deux heures. Ensuite, il faut avancer. Dans un calendrier de 82 matchs, il faut rapidement passer au match suivant. »

Avant la visite de l’Avalanche, samedi, les Canucks de Vancouver, qui seront de passage au Centre Bell lundi soir, étaient la formation qui avait infligé au Tricolore sa plus sévère correction de la saison.

Cette dégelée de 5-1 étant survenue il y a à peine deux semaines, elle est encore fraîche à la mémoire des joueurs du Tricolore.

«C’est une équipe rapide et intense. Le type de formation qui fait payer le moindre relâchement», a décrit Pacioretty.

Creux de vague

La troupe de Willie Desjardins se retrouve dans une situation pratiquement identique à celle dans laquelle elle se trouvait lors du passage du Canadien en Colombie-Britannique à la fin octobre.

Occupant le huitième rang de l’Association de l’Ouest, les Canucks n’ont remporté qu’un seul de leurs six derniers matchs.

D’ailleurs, ils éprouvent énormément de difficulté dans les rencontres serrées comme en fait foi leur dossier de 2-5-5 lors des duels dont l’issue est déterminée par un seul but.

«Ils se trouvent présentement au coeur d’un long périple sur les patinoires adverses (il s’agira du sixième affrontement d’un voyage de sept), ce sera à nous d’en profiter, d’exécuter notre plan, d’augmenter notre niveau d’effort et de combativité», a énuméré Gallagher.

Price sur la glace

Pour une deuxième journée consécutive, Carey Price a foulé la patinoire du complexe sportif de Brossard après ses coéquipiers.

Accompagné de Stépane Waite et de Vincent Roof-Racine, thérapeute adjoint de l’équipe, il a de nouveau tenté quelques déplacements latéraux. Cette fois, il était vêtu de tout son équipement.

Étant donné que l’entraîneur du Tricolore ne s’est pas adressé aux médias au terme de cet entraînement, il a été impossible de connaître l’évolution de l’état de santé de son gardien.