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«Lecavalier a encore les atouts» - Boucher

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Vincent Lecavalier est aux Flyers de Philadelphie ce que Sisyphe était à la mythologie grecque : chaque fois qu’il croit s’en sortir, il revient à la case départ. Cette année en est l’exemple parfait.

L’attaquant québécois en est à son troisième entraîneur-chef en trois ans dans la «ville de l’amour fraternel», mais comme son prédécesseur, Craig Berube, Dave Hakstol ne le porte manifestement pas dans son cœur.

Après une discussion initiale durant l’été, Lecavalier n’a eu aucune garantie, mais il espérait voir de l’action en supériorité numérique et se faire confier suffisamment de temps de glace pour contribuer aux succès des siens. Or, il doit encore se contenter d’une utilisation sporadique à l’aile sur les deux dernières unités et de réchauffer le banc en supériorité numérique.

Son ancien entraîneur chez le Lightning de Tampa Bay, Guy Boucher, n’y comprend rien.

«Les gens savent peut-être 85 ou 90% de ce qui se passe [dans une telle situation]. Je ne sais pas s’il est blessé ou s’il y a une mauvaise chimie. Je ne lui ai pas parlé depuis quelque temps. C’est difficile d’évaluer pourquoi ça ne va pas», a-t-il dit au sujet de son ancien capitaine.

Âgé de 35 ans, Lecavalier en est à la troisième année d’un pacte de cinq ans et 22,5 millions  $. Les Flyers viennent de perdre huit de leurs neuf dernières sorties et leurs 30 buts en 16 rencontres représentent la pire attaque de l’Association de l’Est.

Avec un temps de glace qui varie de quatre à 13 minutes et une seule aide en sept matchs depuis qu’il a regardé les huit premières joutes de la galerie de presse, l’ancien marqueur de 50 buts peut-il encore s’imposer comme un joueur d’impact dans un rôle offensif?

«C’est sûr, a prévenu Boucher, qui en est à sa dernière saison avec le HC Berne. Je suis convaincu que Vincent a encore les atouts qu’il faut pour aider une équipe.»

«Son lancer n’a pas changé. Sa façon de flairer le filet n’a pas changé. Ses qualités offensives n’ont pas changé. Il y a certainement de la place pour lui afin qu’il connaisse du succès.»

Pendant ce temps, Lecavalier patiente et espère que sa situation s’améliorera. Il a souvent manifesté son mécontentement au cours de la dernière année.

«C’est quelqu’un qui a connu du succès dans le passé et il est encore assez jeune [pour jouer dans la LNH]», a conclu l'instructeur de 44 ans.