Canadiens

Pacioretty traverse une rare période creuse

Publié | Mis à jour

Max Pacioretty ressemble à un métronome depuis sa première saison de 30 buts ou plus en 2011-2012.

Auteur de 11 points (7 buts, 4 aides) à ses neuf premiers matchs cette saison, le capitaine du Canadien de Montréal a depuis ce temps frappé le muret.

À ses cinq dernières rencontres, Pacioretty n’a pas inscrit son nom sur la feuille de pointage. Dans ses standards à lui, on parle d’une assez longue léthargie. Il faut reculer à octobre 2013 pour trouver sa dernière disette de cinq matchs sans points.

Et depuis la campagne 2011-2012, il n’a jamais joué plus de cinq parties sans obtenir un but ou une aide.

Pacioretty cherchera donc à retrouver sa touche lors de la visite des Islanders de New York, ce jeudi soir au Centre Bell.

Après un premier entraînement depuis lundi dernier à Vancouver, Michel Therrien a parlé de son capitaine mercredi.

«Ça ne m’inquiète pas, a d’abord dit l’entraîneur-chef. Je suis persuadé qu’il retrouvera son instinct de marqueur. Il ne faut pas oublier qu’il revient de loin après sa grosse blessure cet été. Il a manqué pratiquement tout le camp.»

«Très souvent, les joueurs sont sur l’adrénaline à leur retour au jeu, mais ils finissent par se faire rattraper, a poursuivi Therrien. J’ai déjà vécu ça avec certains joueurs. C’est une longue saison et je ne m’en fais pas. Je sais que Max reviendra à son niveau habituel.»

Blessé au genou gauche lors d’un entraînement estival en Floride, Pacioretty ne cacherait pas un malaise dernièrement.

«Oui, il est à 100 % et non, il n’est pas blessé», a répondu Therrien.

Une question de temps

Pour une rare fois, Pacioretty n’était pas dans le vestiaire du CH après l’entraînement. Brendan Gallagher, qui a marqué un seul but à ses cinq dernières sorties, n’est pas trop inquiet pour son compagnon de trio.

«On ressent tous de la pression pour contribuer offensivement, a souligné le petit numéro 11. J’imagine que c’est encore plus le cas quand tu as produit autant lors des dernières saisons. Il y a peut-être un peu de frustration, mais Max est un vétéran et il comprend qu’il finira par débloquer. Il est trop gros, trop rapide et trop bon pour ne pas sortir de cette petite léthargie.

«Il faut comprendre que ce n’est pas facile de marquer dans cette ligue, a-t-il continué. Quand les autres équipes regardent notre formation, elles encerclent rapidement le nom de Pacioretty. Il a frôlé des saisons de 40 buts et c’est normal que nos rivaux le surveillent attentivement.»

Gallagher a également rappelé une règle importante.

«Au hockey, on nous juge trop souvent pour notre nombre de buts ou de passes, mais il y a un paquet d’autres facteurs à considérer, a-t-il expliqué. J’ai compris cette règle depuis longtemps. Max passe énormément de temps sur la glace et il fait plusieurs bonnes choses.»

Il n’y a pas juste Pacioretty et Gallagher qui ont ralenti. Tomas Plekanec, le joueur de centre de ce premier trio, n’a obtenu que deux aides à ses cinq derniers matchs.