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«Il faut trouver une façon de s’en sortir» - Mark Giordano

Stéphane Cadorette / Journal de Québec

Publié | Mis à jour

Les Flames de Calgary ont beau se montrer des apôtres du positivisme, la sécheresse s’est poursuivie vendredi soir avec une cinquième défaite en six matchs cette saison devant leurs partisans.

Les hommes de l’entraîneur Bob Hartley ont perdu pour la quatrième fois déjà par trois buts ou plus sous le regard dégoûté de leurs fidèles. Plusieurs erreurs dans tous les aspects du jeu leur ont scié les jambes. Il y a d’abord le gardien Joni Ortio, qui aimerait sans doute revoir les deux premiers tirs de Dale Weise.

D’ailleurs, sur le deuxième filet du joueur d’avant, une mention d’aide aurait pu être décernée à l’attaquant des Flames Michael Frolik tellement son vis-à-vis du Canadien lui a aisément soutiré le disque.

Les favoris de la foule semblaient pourtant avoir des ailes en première période et en début de deuxième quand Jiri Hudler a créé l’égalité 1-1. Cependant, l’indiscipline de Johnny Gaudreau lui a valu un séjour au cachot, lors duquel le Canadien a repris les devants. Sur le cinquième but de Montréal, le défenseur Mark Giordano a été incapable de maîtriser la rondelle en zone offensive en plein avantage numérique, avant que Paul Byron ne le batte de vitesse. Bref, une autre soirée à mettre dans la filière de l’apprentissage.

«Les troisième et quatrième buts nous ont fait mal. Trop de gars ne se trouvaient pas où ils devaient être et quelques secondes après, la rondelle était dans notre filet. On ne gagnera pas beaucoup de matchs de cette façon», a déploré Hartley.

Cadeaux

Dans le vestiaire, Giordano déplorait les nombreux cadeaux de sa part et de ses coéquipiers. Les Flames savent que la patience est une vertu, mais ils se doutent aussi que le temps file diablement vite, même en octobre.

«On leur a donné beaucoup trop d’occasions de marquer, moi le premier. Il faut absolument trouver une façon de s’en sortir», a-t-il maugréé au milieu d’un vestiaire aussi vide que funèbre.

Pour ajouter l’insulte à l’injure, les Flames ont vu, impuissants, les chapeaux inonder leur glace après le troisième but de Weise.

«C’est décevant, mais on peut seulement se concentrer sur ce qu’on peut contrôler. Le reste, ça ne change rien. Leurs partisans les ont encouragés et ils avaient toutes les raisons de le faire», a indiqué Hartley, bon prince.