LHJMQ

Beck s’en tire avec la peur de sa vie

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Malgré l’émoi qu’il a créé dans toute la LHJMQ, Samuel Beck s’en tire avec la frousse de sa vie.

De retour à Rimouski, la recrue de 16 ans récupère du coup dont il a été victime samedi, qui a nécessité la suspension du match entre l’Océanic et le Drakkar au Centre Henry-Leonard de Baie-Comeau.

Pendant que ses coéquipiers se payaient un long retour en autocar sur la route 138 pour contourner le fleuve Saint-Laurent, Beck a profité d’un transport plus spacieux dimanche sur le nouveau traversier F.-A.-Gauthier, naviguant entre Matane et la Côte-Nord, accompagné du thérapeute sportif Maxime Provencher. Le jeune attaquant a reçu la veille son congé de l’hôpital.

Les équipes médicales de l’Océanic et du Drakkar ont démontré tout leur savoir-faire pour lui venir en aide. Alors qu’il reprenait ses esprits au banc, Beck a été victime d’un malaise quelques minutes après avoir encaissé une mise en échec, gracieuseté de Simon Desbiens. Le défenseur s’est amené dans son angle mort pour le frapper au moment où il tentait de récupérer la rondelle près de la ligne bleue du Drakkar.

Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, a décidé de reporter les hostilités entre les deux équipes à une date ultérieure après avoir discuté de l’événement avec le directeur de la sécurité des joueurs, Raymond Bolduc, présent à la rencontre.

Fracture de la colonne vertébrale

Selon l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil, les premiers répondants ont cru que Samuel Beck s’était fracturé la colonne vertébrale, ce qui a rapidement nécessité son immobilisation et son transport vers l’hôpital.

«Le personnel médical a effectué un travail exemplaire. Je ne pouvais pas dire aux gars que tout irait bien, car je n’avais aucune idée de ce qui se passait au moment où Samuel a quitté sur une civière. Ce fut tout un tourbillon parce que je discutais de la situation avec M. Bolduc et Steve Ahern (directeur-gérant du Drakkar). La décision de suspendre le match était très responsable puisqu’il y avait une inquiétude collective quant à l’état de santé de Samuel. Il fallait d’abord rassurer ses parents», explique le grand patron des bleus.

À Raymond Bolduc de trancher

Puisqu’il a visionné la séquence de jeu samedi en compagnie de Raymond Bolduc après le match, Beausoleil ne désire pas utiliser les médias pour s’immiscer dans son travail disciplinaire. Il laisse le soin au préfet de discipline dans la LHJMQ de trancher s’il doit sanctionner Simon Desbiens pour son geste.

«Ça demeure le genre de mise en échec qu’on veut proscrire dans la LHJMQ», mentionne-t-il tout de même au passage.

Au repos complet, Samuel Beck rencontrera les médecins de l’Océanic dans les prochains jours pour en savoir plus sur sa condition physique et déterminer la durée de son absence.