Canadiens de Montréal

«C'est la décision de Bergevin» - Molson

Pierre Durocher / Le Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

Marc Bergevin, aura le dernier mot dans le choix du capitaine. Geoff Molson ne s’en mêlera pas, même s’il est le propriétaire, président et chef de la direction des Canadiens de Montréal.

«C’est la première fois que je suis impliqué dans la décision d’identifier un capitaine pour l’équipe, mais c’est notre directeur général qui a la responsabilité de gérer ce processus de sélection et qui vivra avec la décision qui sera annoncée bientôt, a précisé Molson au cours d’une rencontre de presse avant le début du tournoi de golf annuel du Canadien, sur les allées du club Laval-sur-le-Lac, jeudi.

La journée des Canadiens à Laval-sur-le-lac

«C’est une importante décision à prendre pour une organisation et j’ai pleinement confiance en notre directeur général. Il aura tout mon appui.»

Un an de réflexion

Ayant grandi dans l’entourage du Tricolore, Molson est bien conscient de la tradition de ces grands capitaines qui ont tenu le flambeau bien haut durant plus de 100 ans à Montréal.

«C’est un rôle-clé au sein d’une équipe et je crois que les quatre adjoints ont fait du bon travail la saison dernière, a-t-il raconté. Marc et Michel (Therrien) ont pris leur temps pour bien réfléchir sur la question de l’identité du capitaine.»

Informé des propos tenus par d’anciens capitaines du Canadien qui préfèrent la façon de faire de l’époque, lorsque les joueurs votaient pour choisir leur représentant, Molson a simplement répondu: «Chaque situation est différente.

Parfois, il est préférable que ce soit la direction qui décide de l’identité du capitaine».

Certes, il est pertinent de se poser la question: craint-on, chez les dirigeants du Tricolore, que le choix des joueurs soit différent de celui de la haute direction?

Toujours les mêmes objectifs

Les médias ont profité de l’occasion pour aborder divers sujets avec le propriétaire du Canadien. Une fois de plus, la barre sera placée très haute la saison prochaine pour le Tricolore.

«On a connu une très belle saison en 2014-2015 avec une récolte de 110 points et une première place au classement de notre section, a souligné Molson. Notre parcours en séries a toutefois été moins réussi qu’on le souhaitait.

Notre directeur général a su améliorer l’équipe au cours de l’été. On s’est notamment rajeuni.

«Chaque année, on espère se qualifier pour les séries parce qu’une fois qu’on a atteint l’étape de participer aux matchs éliminatoires, tout devient possible, a-t-il poursuivi. On ne sait jamais quelle équipe sera en mesure de remporter la coupe Stanley, lorsque les séries se mettent en branle. La première étape pour nous sera de connaître un bon début de saison.»

Les propos de Geoff Molson en vrac:

- Sur la Classique hivernale du 1er janvier contre les Bruins de Boston au Gillette Stadium:

«Ça va être un événement bien spécial et j’espère de tout coeur que Montréal sera le site d’un match de la Classique hivernale dans un avenir rapproché. Il y a beaucoup d’intérêt de notre part et le plus gros défi à surmonter est celui d’un stade extérieur assez grand pour accueillir une belle foule. Il faudra se montrer créatif et innovateur, comme ce fut le cas lors des spectacles du groupe U2 il y a quelques années sur le site de l’ancien hippodrome. Ça semble être la seule avenue possible.»

- Sur la possibilité d’une expansion dans la LNH:

«J’ai eu l’occasion de parler aux dirigeants de la ligue mercredi et ils sont dans la troisième étape du processus, soit celle de recueillir les informations financières de la part des groupes intéressés. La Ligue nationale (LNH) n’a pas commencé à analyser ces dossiers. Il reste encore beaucoup de travail à faire. Si la ville de Québec se voit offrir la possibilité d’obtenir une concession, on appuiera cette candidature. Je garde de très bons souvenirs de la rivalité Canadien-Nordiques, même s’il y a eu quelques dérapages à l’époque!»

- Sur la dévaluation du dollar canadien:

«Oui, ça nous affecte. On défraie les salaires des joueurs en dollars américains et nos revenus sont en dollars canadiens. Chaque fois que notre devise descend, ça nous fait mal. On tente de se protéger contre les fluctuations du dollar, mais on ne peut pas prévoir l’avenir. Il est certain que la baisse importante de la valeur du dollar canadien constitue une source d’inquiétude pour les propriétaires d’équipe au Canada. On n’est cependant pas rendu au point de demander à la LNH d’adopter une politique d’aide aux clubs canadiens, comme on avait vu à l’époque quand le dollar canadien ne valait que 0,65 $.»

- Sur les Jeux olympiques de 2018 et le tournoi de la Coupe du monde en 2016:
«Je suis en faveur que les joueurs de la LNH participent de nouveau au tournoi olympique. C’est une magnifique occasion pour les meilleurs joueurs au monde de représenter leur pays. La décision d’aller ou non au tournoi en Corée du Sud sera prise plus tard. C’est certain qu’il y a toujours des risques de voir ses meilleurs joueurs se blesser au cours d’un tel tournoi. Ça peut faire très mal à une équipe.»