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Plusieurs vedettes seront à la Coupe du monde

Agence QMI / Jean-François Chaumont 

Publié | Mis à jour

Une conquête de la Coupe Stanley avec les Penguins de Pittsburgh, deux médailles d’or avec l’équipe canadienne aux Jeux olympiques, une au Championnat du monde et une autre au Mondial junior. Malgré un curriculum vitae déjà très bien décoré, Sidney Crosby visera un autre titre.

Pour une première fois depuis 2004, on présentera une Coupe du monde de hockey. La ville de Toronto sera le théâtre de cet événement du 17 septembre au 1er octobre 2016.

«J’aimerais ajouter cette médaille, il n’y a aucun doute, a dit Crosby lors d’une conférence organisée au Centre Air Canada pour dévoiler l’horaire du tournoi. Chaque fois que tu endosses ce chandail, il y a toujours de grandes attentes et nous visons toujours l’or. Il y aura toutefois de très bonnes équipes à ce tournoi. Les autres équipes auront le même objectif que nous.»

À la dernière Coupe du monde, le Canada avait triomphé de la Finlande 3-2 pour grimper sur la plus haute marche du podium. La finale se déroulait justement à Toronto. Mais c’était à une autre époque. Pour replacer les événements dans le temps, il est bon de rappeler que Crosby portait encore les couleurs de l’Océanic de Rimouski au mois de septembre 2004.

Une formule revampée

Douze ans plus tard, la formule de la Coupe du monde ne sera pas la même. Il y aura encore une fois huit équipes, mais seulement six pays comme tels y prendront part: le Canada, les États-Unis, la Russie, la Suède, la Finlande et la République tchèque. Les deux autres formations seront un regroupement des meilleurs joueurs des autres pays européens et des jeunes étoiles nord-américaines de 23 ans ou moins.

«Nous cherchions une façon pour créer une plus grande compétition, a souligné le commissaire de la LNH, Gary Bettman. Il n’y aura aucune équipe faible à ce tournoi, et c’est ce qui le rendra encore plus intrigant.»

Médaillé d’or à Vancouver en 2010 et à Sotchi en 2014, Drew Doughty considérera cet événement comme une scène aussi grande que celle des Jeux olympiques.

«Pour moi, il n’y a pas vraiment de différence, a répondu le défenseur des Kings de Los Angeles. Une médaille d’or restera toujours une médaille d’or, peu importe la nature de l’événement. Quand tu représentes ton pays, tu vises toujours la plus haute marche du podium. Ce sera spécial de jouer à la maison et dans ma province natale.»

Zdeno Chara et Anze Kopitar ont toutefois apporté des sons de cloche différents.

«C’est impossible de remplacer le sentiment des Olympiques, a affirmé Chara. Plusieurs sports y sont représentés. C’est un événement si spécial au niveau mondial. Ça se placera sûrement quelque part entre le Championnat du monde et les Olympiques. C’est très dur de remplacer les Olympiques, où il y a plein de sports, d’athlètes, le village olympique.»

«Comme Zdeno l’a dit, je ne crois pas que la Coupe du monde puisse remplacer les JO, a renchéri Kopitar. Ce qui s’est passé à Sotchi, c’était complètement autre chose. Tous les joueurs de l’équipe euro, on va venir ici la tête haute. On va s’amuser et essayer de donner un bon spectacle. »

Chara, un Slovaque, et Kopitar, un Slovène, seront deux des plus importantes têtes d’affiche de l’équipe du reste de l’Europe.

Rask se mouille

Dans le jeu des prédictions, Tuukka Rask a rapidement identifié l’équipe la plus susceptible de rafler les grands honneurs.

«Le Canada est toujours l’équipe favorite pour gagner l’or, a répliqué le gardien des Bruins et de la Finlande. C’est le berceau du hockey. En plus, ils joueront devant leurs partisans à Toronto. La Finlande n’aura certainement pas le titre d’équipe favorite, mais nous trouverons encore une fois un moyen pour brouiller les cartes.»