LNH

Brodeur s'inspire du parcours de Bergevin

Pierre Durocher

Publié | Mis à jour

Martin Brodeur, l’un des invités au tournoi de golf de Michel Therrien, se réjouit d’avoir accepté le rôle d’adjoint au directeur général des Blues de St. Louis, Doug Armstrong, en mai dernier.

«J’aurais aimé retourner au New Jersey et c’est pourquoi j’ai pris mon temps avant de signer un contrat de trois ans avec les Blues. Aujourd’hui, je réalise que j’ai vraiment pris la meilleure décision, car je suis impliqué dans l’administration de l’équipe, a confié Brodeur. J’ai la chance d’apprendre le métier.

«Il y a eu tout un chambardement au New Jersey, a-t-il poursuivi. Je ne reconnaîtrais pratiquement plus personne dans le vestiaire des Devils et ça ne sera plus pareil sans la présence de Lou Lamoriello dans les bureaux.»

Personne ne s’y attendait

Brodeur a été surpris d’apprendre que Lamoriello a abandonné son poste de président des Devils pour accepter celui de directeur général des Maple Leafs, à la fin du mois de juillet.

«Personne ne s’attendait à ça, a-t-il dit. J’étais demeuré en contact avec Lou. Je savais ce qui se passait depuis que Ray Shero a été nommé directeur général des Devils. C’est sûr que Lou n’était pas heureux dans son nouveau rôle.

«Il possède une très vaste expérience dans le monde du hockey (28 ans à la tête des Devils) et je suis persuadé qu’il remettra les Maple Leafs sur la bonne voie. Son embauche représente un gros atout pour eux.

«Je ne suis pas inquiet pour Lou, a continué Brodeur. Il saura vite s’acclimater à sa nouvelle organisation. Ça va lui donner un regain de vie. J’admets toutefois que ça faisait bizarre d’apercevoir une épinglette des Maple Leafs sur son veston, lors de la conférence de presse à Toronto...»

Bergevin: le meilleur exemple

C’est donc au sein de l’organisation des Blues que Brodeur apprend tous les rouages du métier de directeur général.

«Pour avoir passé les six derniers mois dans l’organisation des Blues, je réalise mieux maintenant tout le travail qui est effectué par Doug (Armstrong) et les autres membres du personnel, a-t-il raconté. Je n’aurais jamais été prêt à accepter un poste de directeur général.»

Brodeur ne cache pas qu’il aspire à obtenir un jour un poste de directeur général d’une équipe de la LNH.

«Oui, ça m’intéresse mais je ne veux pas brûler d’étapes, a-t-il expliqué. Je dois apprendre les rudiments du métier et Doug est un excellent professeur.

«Je peux m’inspirer du parcours qu’a suivi Marc Bergevin, a-t-il confié. C’est le meilleur exemple parce qu’il a vraiment fait ses classes avant d’accepter le poste de directeur général du Canadien.»

À 43 ans, Brodeur n’est pas pressé. Il apprécie beaucoup ses responsabilités d’adjoint à Armstrong.

«Je ne cesse d’apprendre des choses, a-t-il dit. Je vais m’installer officiellement cette semaine à Saint-Louis. Je suivrai de près le camp des recrues à Traverse City et j’effectuerai souvent le trajet entre St. Louis et Chicago au cours de la saison afin d’analyser les progrès des jeunes joueurs de l’organisation.»