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«Pourquoi je reviens au jeu» - Pascal Dupuis

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Les derniers mois furent longs et remplis d’épreuves pour Pascal Dupuis, mais l’attaquant des Penguins de Pittsburgh raconte le tout avec philosophie et même humour.

Après qu’un caillot eut été découvert dans ses poumons, Dupuis a dû s’injecter un médicament afin de diluer son sang, en plus de suivre un régime strict, qui le forçait à ingérer quotidiennement la même quantité de certains aliments, explique-t-il dans une longue chronique publiée lundi sur le site The Player’s Tribune.

«Bois-tu?» lui a demandé son médecin lors d’un rendez-vous.

Dupuis lui a répondu qu’il aimait boire «un ou deux verres de vin au souper.»

- «Ok, alors sois tu ne bois plus de vin pendant six mois, sois tu bois un verre chaque soir. Sans prendre de congé.»

- «D’accord, alors je vais prendre la prescription d’un verre par soir. Merci!»

Mais malgré les notes d’humour parsemées ici et là dans son récit, Dupuis rappelle à quel point sa situation était sérieuse.

Et à quel point le hockey lui a manqué.

En fait, le Québécois s’ennuyait tellement de son sport qu’à l’entraînement durant l’été, il allait délibérément dans les coins de patinoire afin d’encaisser des mises en échec.

«Je voulais saigner, parce que finalement, je le pouvais», dit-il.

«Quand on m’a permis de retourner sur la patinoire, ma première pensée a été: "J’ai tellement hâte de recevoir une bonne mise en échec. Un bon coup de bâton dans les côtes. Peut-être même une rondelle en plein visage".»

Maintenant autorisé à s’entraîner régulièrement, Dupuis ne cache pas que son état de santé inquiète sa femme.

«Si tu as un nouveau caillot, qu’est-ce qui va t’empêcher de le cacher encore?» lui a-t-elle demandé.

«C’est difficile pour moi de répondre, avoue Dupuis. Mais ma famille est la chose la plus importante à mes yeux. Elle est la plus grande raison de mon retour. [...] Je voudrais gagner une autre coupe afin qu’ils puissent voir tous les sacrifices et la dévotion que ça prend. Ça vaudrait tout l’or du monde pour moi.»

Puis, il ajoute: «Pour être complètement honnête, ce n’est pas la seule raison. Les gens m’ont dit que je n’étais pas assez bon toute ma vie. Pas assez bon pour les juniors. Pas assez bon pour la LNH. Pas assez bon pour jouer à l’aile de Sidney Crosby.

«Même maintenant, je suis certain que plusieurs croyaient que je ne m’en sortirais pas. Mais ils ne me connaissent pas.

«Mon ultime but n’a pas changé. [...] Il y a une chose qui m’a aidé à traverser les incertitudes, les injections et tout le jargon médical. Cette chose est la coupe Stanley. Pas seulement la lever, mais l’idée de la ramener à la maison avec ma famille et regarder ma femme ainsi que mes enfants en leur disant: «Voyez? On a réussi»