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Archambault vit un rêve

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Un peu plus de sept mois ont passé depuis que Byron Archambault et les Carabins de l’Université de Montréal ont soulevé la coupe Vanier au Stade Percival-Molson.

Le secondeur était de retour dans ce qu’il appelle «son stade», pour son premier match professionnel dans son patelin, dans l’uniforme des Tiger-Cats de Hamilton, jeudi.

De son propre aveu, Archambault réalise un rêve depuis qu’il a percé la formation des Tiger-Cats.

«C’est absolument incroyable, je vis un rêve chaque jour. Je travaille pour me rendre ici depuis que j’ai 10 ans», a-t-il confié avant la rencontre.

Le secondeur québécois se sent de plus en plus à l’aise sur le terrain et il profite de tous les conseils que peuvent lui donner ses coéquipiers et ses entraîneurs.

«J’essaie de tout absorber, d’aller chercher toute l’information qu’ils peuvent me donner pour m’aider. Je m’adapte bien, alors ça va bien», a-t-il mentionné.

Le jeu dans la Ligue canadienne de football (LCF) est évidemment plus rapide que dans le circuit universitaire.

«À ton premier match, tu réalises que ce n’est plus la même "game". Il faut que tu bouges, que tu sois rapide, parce qu’il y a des joueurs qui vont venir te chercher. Mais plus ça va, plus je suis à l’aise sur le terrain et plus le jeu ralentit. Ça me montre que je commence à réfléchir sur le terrain, que je commence à m’habituer.»

Dynamique différente

Toutefois, ce qui a le plus frappé Archambault, c’est la différence dans la dynamique de l’équipe, dans la mentalité des joueurs.

«C’est complètement différent. Ce ne sont plus juste des étudiants athlètes qui font ça parce qu’ils aiment le football et qui ne font que jumeler les études et le sport. C’est la "job", la carrière des gens, ici. Le niveau de sérieux monte d’un cran.

«Certains ont 34 ans, sont pères de famille et ont une maison, ce qui est très loin de ce que je vis. Ça amène donc une dynamique complètement différente. Au cours des quatre dernières années, j’étais avec des gars qui vivaient les mêmes stress que moi. On était tous aux études... et pauvres! Ici, tu ne penses qu’au football et si tu ne performes pas assez, tu te fais renvoyer chez toi, tout simplement», a-t-il fait remarquer.

Archambault a été accueilli à bras ouverts par ses nouveaux coéquipiers. À Hamilton, il a rapidement trouvé une nouvelle famille.

«Des gars comme Simoni Lawrence, Taylor Reed et Frédéric Plesius – même si c’était un ennemi de l’Université Laval! – m’ont rapidement fait une place. Et tous les francophones, on se rassemble chaque semaine pour aller souper», a-t-il raconté, ajoutant qu’il n’était pas trop dépaysé puisqu’il habitait avec Mathieu Girard, tout comme c’était le cas à Montréal.

Objectif coupe Grey

Archambault ne l’a jamais caché, il espère un jour avoir sa chance avec une équipe de la NFL. Même s’il réalise un autre rêve dans la LCF, il ne met pas une croix sur cet objectif.

«Tu ne mets jamais une croix là-dessus. Même si ça fait cinq fois que tu essaies et que ça n’a pas marché. En tant qu’athlète, tu vises toujours à être le meilleur possible. Sauf qu’en ce moment, ma réalité, c’est que je suis un Tiger-Cat.

«L’entraîneur et directeur général Kent Austin m’a choisi avec son premier choix au deuxième tour, alors ça signifie qu’il a une certaine confiance en moi. Je dois donc m’assurer de lui donner tout ce que je peux et c’est sur quoi va toute ma concentration», a précisé l’athlète de 24 ans.

À court terme, son objectif est le même que tous les joueurs de la ligue: remporter la coupe Grey.

«L’an passé, c’était de gagner la coupe Vanier et on l’a fait. Cette année, c’est la coupe Grey. C’est le seul objectif. Ça ne sert à rien de se concentrer sur des buts individuels, sinon tu perds la carte et ça ne t’avantage pas du tout», a affirmé la recrue, qui comptait une cinquantaine de proches dans les estrades lors du match de jeudi.