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Grigorenko à Québec pour s'améliorer

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Mikhail Grigorenko ne lésine pas sur les efforts pour faire le saut dans la Ligue nationale pour de bon avec l’Avalanche du Colorado cet automne.

L’ancien des Remparts de Québec, qui est passé des Sabres de Buffalo à l’Avalanche dans l’échange impliquant Ryan O’Reilly, profite de son été à Québec pour travailler sur son coup de patin en compagnie de la réputée Julie Robitaille, de l’école de «power skating» du même nom.

«Ça fait déjà trois semaines qu’on travaille ensemble. Il était soucieux d’améliorer son coup de patin. Il voulait un plan d’entraînement sur tout l’été. Il a brûlé le junior majeur, mais quand tu t’en vas dans la LNH, il y a toute une coche. Il ne veut pas être un joueur ordinaire et Patrick Roy ne veut pas ça de lui non plus. Il sent cette urgence», a noté l’enseignante au sujet de son nouvel élève.

«J’ai toujours su que mon coup de patin n’était pas ma force. C’est la partie de mon jeu que je dois le plus améliorer. Je savais que Julie avait dirigé plusieurs bons joueurs», a ajouté «Grigo», aux abords de la patinoire de l’aréna de L'Ancienne-Lorette.

Retrouvailles avec Roy

Grigorenko peinait à trouver sa voie avec les Sabres depuis qu’il a été choisi au premier tour, en 2012, n’obtenant que quelques essais dispersés, totalisant 68 rencontres lors desquelles il a inscrit 14 points.

C’est pourquoi il a accueilli l’échange qui le conduisait à Denver avec soulagement.

«Pour moi, c’est une très belle opportunité de repartir à neuf en démontrant aux gens de l’organisation qu’ils ont fait le bon choix de croire en moi.

«J’avais vu des rumeurs sur Twitter et j’ai vu que l’échange était confirmé en regardant le repêchage. J’étais tout de suite excité. La première chose qui m’a traversé l’esprit était que Patrick était là et que j’aurais à nouveau la chance de jouer pour lui. Il est tellement investi dans le hockey que ça te donne juste envie de travailler plus fort», a-t-il confié.

Beaucoup de talent

Grigorenko se dit conscient que l’alignement de l’Avalanche regorge de talent offensif, ce qu’il considère comme une bénédiction plus qu’un obstacle pour faire sa place.

«Si je fais l’équipe, je sais que j’aurai de très bons joueurs avec qui évoluer. Ça aide. C’est excitant de voir un tel mélange de jeunes joueurs talentueux et de vétérans qui peuvent servir de mentors, comme Jarome Iginla et Alex Tanguay. C’est une très bonne équipe, spécialement depuis qu’elle a fait l’acquisition de plusieurs bons joueurs cet été», a-t-il indiqué.

Pour ce qui est de son passage avec les Sabres, Grigorenko n’entretient aucune amertume, même s’il se mord les lèvres lorsqu’on lui demande s’il estime avoir bénéficié d’une véritable opportunité.

«Des fois, tout fonctionne et d’autres fois, ce n’est pas le cas. Je pense quand même que j’ai beaucoup appris. C’était une bonne expérience qui m’a rendu meilleur comme joueur. Peut-être que j’avais juste besoin de plus de temps, mais tout n’a pas été si mal à Buffalo.»