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«On ne s’y habitue pas» - Toews

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C’est presque devenu un rendez-vous bisannuel. Pour la troisième fois en cinq ans, les Winnipégois ont accueilli leur héros local, Jonathan Toews, et la coupe Stanley.

Encore une fois, le capitaine des Blackhawks de Chicago s’est arrêté au Centre communautaire de Dakota, qui porte désormais son nom.

«Je ne m’habituerai pas au changement de nom!» a-t-il modestement lancé à son arrivée.

C’est là où tout a commencé pour Toews, et il ne s’imaginerait pas passer sa journée avec la coupe sans y retourner quelques heures.

«Je suis ici pour partager la coupe avec la communauté dans laquelle j’ai grandi. C’est un peu la maison ici, c’était un arrêt crucial et ça ne changera pas!» a-t-il dit.

En soirée, une grande fête était organisée avec ses anciens entraîneurs, ses ex-coéquipiers et leurs familles.

«De revoir ces gens et de constater tout l’appui qu’ils me donnent encore aujourd’hui, c’est bien. La meilleure chose à faire, c’est de partager ce moment avec eux», a ajouté l’athlète de 27 ans.

Beaucoup de chandails numéro 19

Toews admet qu’il est toujours aussi étonné de voir autant de chandails avec son nom à l’arrière dans les rues de Winnipeg.

«C’est vraiment cool, surtout parce qu’on voit aussi de plus en plus de chandails de (Andrew) Ladd et de (Dustin) Byfuglien ici! (Ses anciens coéquipiers chez les Hawks, maintenant avec les Jets, NDLR). Alors, de voir quelques chandails de Toews ici et là, c’est super!» a-t-il admis en souriant.

Pour lui, cela démontre simplement que les gens de son patelin sont de véritables amateurs de son sport.

«C’est évident qu’il y a de grands partisans de hockey ici. Ils vivent pour ce sport. Je suis toujours épaté par tout le support que je reçois lorsque je rentre à la maison, surtout depuis l’arrivée des Jets!», a-t-il ajouté.

En riant, Toews a raconté qu’il se faisait aussi très souvent demander quand il reviendrait à la maison... avec l’uniforme des Jets.

«Malheureusement, je n’ai toujours pas de bonne réponse pour eux! Mais c’est quand même toujours excitant de revenir avec la coupe ici, même si je sais que les gens seraient probablement encore plus fous si c’était les Jets qui la gagnaient!», a dit celui qui entame la première année de son nouveau contrat de huit ans et 84 millions $.

Journées plus tranquilles

De son propre aveu, Toews a un peu été pris dans un tourbillon lors de ses premières journées avec la coupe, en 2010 et en 2013. Cette fois, il n’a pas prévu d’événement à grand déploiement. L’objectif est plutôt d’en profiter, tout simplement.

Après des passages dans un centre de rééducation pour enfants, un événement avec la fondation Bon départ de Canadian Tire, avec qui Toews est associé, un petit saut au centre communautaire où il a pris part à une séquence «questions-réponses» avec quelques jeunes fans, Toews prévoyait se retirer avec ses proches pour profiter du reste de ses deux journées — il a droit à deux puisqu’il est le capitaine.

«On apprend un peu des expériences passées. Quand tu la gagnes plusieurs fois, tu comprends un peu mieux comment faire pour rendre l’expérience encore meilleure, pour en profiter davantage, a-t-il dit.

«Cette fois, je ne voulais pas être impliqué dans une grande folie. Je ne voulais pas prendre trop d’engagements, avoir trop de responsabilités. En 2010, on avait deux journées complètement remplies et c’était juste go, go, go! C’était une activité après l’autre. Tu veux faire de ton mieux et la partager avec tout le monde, mais cette année, ce sera un peu différent et on va prendre ça un peu plus relax», a confié le numéro 19 des Blackhawks.

Ne cherchez donc pas Toews dans les rues de Winnipeg samedi. Il a l’intention de se la couler douce avec sa famille, ses amis et bien sûr la coupe, près d’un lac, où il fera certainement faire un tour de bateau au précieux trophée.