Canadiens de Montréal

Une solide tête sur les épaules

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Au moment de faire le bilan des joueurs sélectionnés lors du dernier repêchage, Trevor Timmins avait insisté sur deux qualificatifs: caractère et détermination.

En jasant quelque peu avec Lukas Vejdemo et Matthew Bradley, choix de troisième et de cinquième tour du Canadien de Montréal lors de cette journée, on comprend rapidement pourquoi ces deux joueurs de centre ont séduit Marc Bergevin et son équipe de recruteurs.

La crainte de ne pas être réclamé n’est pas la raison pour laquelle Vejdemo est demeuré dans sa Suède natale le jour du repêchage. Pour lui, un voyage de près d’une semaine en Amérique du Nord aurait nui à son entraînement estival.

«En Suède, nous n’avons que quatre semaines de congé. Je considérais que je devais avoir un bon été d’entraînement», a-t-il indiqué au terme d’une séance de patinage sur la glace du complexe sportif de Brossard.

Avec le grand club... de Djurgardens

«Or, je savais qu’en allant au repêchage, je manquerais une semaine d’entraînement. Également, je savais qu’au cours de l’été, j’aurais à me rapporter à un camp de développement comme celui-ci. Ce qui constitue une autre semaine sans entraînement hors glace. Sans compter que ç’aurait fait beaucoup de déplacements en peu de temps», a-t-il ajouté.

Si l’athlète de 19 ans tient tant à être au sommet de son art, c’est qu’il tentera de se tailler un poste avec le IF Djurgardens. Vejdemo est sous contrat pour les deux prochaines saisons avec cette formation de la Ligue élite de Suède.

L’hiver dernier, avec l’équipe junior de cette organisation, il a récolté 48 points, dont 23 buts, en 34 rencontres.

Travail et entraînement

Quant à Bradley, ce n’est pas parce qu’il appartient maintenant à une équipe de la Ligue nationale qu’il mettra de côté les valeurs que ses parents lui ont inculquées.

Grand ami de la famille de Brendan Gallagher, le jeune homme originaire de Vancouver s’est entraîné sous les ordres du père de l’attaquant du Canadien au cours des quatre dernières années.

«Cette fois, j’ai dû changer d’entraîneur. L’horaire d’entraînement entrait en conflit avec celui de mon travail. Je devais rester plus près de la maison», a expliqué le centre de 18 ans.

Employé d’une boutique de planches à pagaie, le jeune homme s’entraîne donc le matin avant de se rendre au travail, sur la plage, en après-midi.

Visiblement très sérieux, Bradley assure qu’il n’a aucune difficulté à concilier le travail et l’entraînement.

«Mon employeur comprend la situation. Il sait que je dois parfois m’absenter pour l’entraînement. Mais je tiens à continuer de faire les deux. Le travail permet de développer certains aspects de la vie et aide à devenir un être humain plus complet», a-t-il lancé.

Que ce soit au hockey ou une autre sphère d’activité, il est déjà assuré que ces deux jeunes hommes iront loin dans la vie.