Canadiens de Montréal

Grégoire, rigueur et discipline

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Un joueur intelligent. Voici le descriptif qu’on entend le plus souvent au sujet de Jérémy Grégoire. L’ancien du Drakkar de Baie-Comeau n’a pas seulement du talent avec une rondelle, il est tout aussi bon sur les bancs d’école.

Choix de sixième tour du Canadien de Montréal en 2013, Grégoire a pris part à son troisième camp de développement. Sauf que, cette fois, il s’est présenté à Brossard en ayant franchi deux étapes importantes dans sa vie. Il a terminé son stage junior et a réussi à décrocher un diplôme d’études collégiales.

«Pour moi, le hockey et les études sont complémentaires. Plus jeune, mon père s’occupait du volet hockey et ma mère, des études. C’est un équilibre qui m’a été inculqué il y a longtemps, a expliqué Grégoire. Je suis fier d’avoir été en mesure d’obtenir mon diplôme tout en terminant mon hockey junior.»

Des heures d’études dans l’autobus

La tâche fut d’autant plus compliquée que Grégoire, originaire de Sherbrooke, a porté les couleurs des Saguenéens de Chicoutimi et du Drakkar de Baie-Comeau. Pour parvenir à décrocher son diplôme dans les délais requis, le jeune homme de 19 ans a dû s’imposer une discipline très stricte.

«Par la force des choses, l’autobus est devenu mon lieu d’isolement, mon lieu d’études. Je passais du temps avec mes coéquipiers, mais sur les huit heures de route, j’essayais d’en garder au moins une pour entrer dans ma bulle», a-t-il raconté.

«Par chance, à l’ère des cellulaires et des ordinateurs portables, ça peut être assez tranquille dans un autobus», a fait remarquer Grégoire.

Travail récompensé

La stratégie du jeune homme a porté ses fruits à un point tel qu’il a remporté, lors des deux dernières saisons, le trophée Marcel-Robert, remis au joueur étudiant de l’année dans la LHJMQ.

Lors du dernier banquet, Grégoire a posé un beau geste en remettant la bourse qui accompagne ce prix à Dominic Talbot-Tassi, dont la carrière junior s’est terminée dans l’uniforme des Wildcats de Moncton.

«C’était la moindre des choses. Ça faisait deux fois qu’il était finaliste pour ce trophée. En plus, il entre à McGill l’an prochain, alors que moi, je passe au niveau professionnel.»

Quelques matchs préparatoires

Ralenti par une blessure à un poignet, Grégoire a été limité à 32 matchs la saison dernière. Subie au camp du Canadien, cette blessure est survenue au moment où le Sherbrookois s’apprêtait à disputer une première rencontre préparatoire avec le Tricolore.

«J’attends encore ce premier match. J’ai hâte au camp d’entraînement pour démontrer ce que je sais faire. Je peux vous dire que je ne me contenterai pas d’un seul match», a-t-il prédit.

Un joueur aussi discipliné et rigoureux a raison d’être confiant de réaliser ses objectifs.