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Parenteau avec les Leafs

Jean-François Chaumont / Le Journal de Montréal

Publié | Mis à jour

Après un marché bouillant comme celui de Montréal, Pierre-Alexandre Parenteau découvrira le zoo de Toronto. Racheté par le Canadien de Montréal le 28 juin, Parenteau a rapidement rebondi. À l’ouverture du marché des joueurs autonomes, l’ailier droit de 32 ans a paraphé un contrat d’une saison et 1,5 million $ avec les Maple Leafs.

«Je suis vraiment très excité, a raconté Parenteau au Journal de Montréal. Je vais avoir la chance de jouer pour un entraîneur qui me connait, Mike Babcock. Même si je n’ai pas porté les couleurs des Ducks d’Anaheim, j’ai été repêché par cette équipe et j’ai passé mes premières saisons chez les pros au sein de cette organisation. C’est lui qui m'amène à Toronto. C'est toujours intéressant quand tu sais qu’un entraîneur te désire.»

Les Leafs ont rapidement cogné à la porte de Parenteau et de son agent, Allan Walsh.

«Ils ont appelé mon agent au courant de la fin de semaine, a-t-il expliqué. J’ai parlé avec Babcock et on a réussi à s'entendre assez rapidement.»

L’ancien numéro 15 du Tricolore a retenu les paroles de son futur entraîneur dans la Ville-Reine.

«Mike m'a dit:" Viens jouer ici. Tu vas avoir toutes les chances au monde. Et je vais avoir besoin de toi." C'est un signe qu'il me veut. C'est pour ça que j'ai accepté aussi rapidement.»

Moins de pression

Acquis de l’Avalanche du Colorado le 30 juin dernier contre Daniel Brière, Parenteau aura joué une seule saison à Montréal. Ralenti par une commotion cérébrale et pas toujours dans les plans de Michel Therrien, il a connu une saison décevante avec seulement 22 points (8 buts, 14 aides) en 56 matchs.

Questionné au sujet de sa relation avec Therrien, Parenteau a opté pour une réponse sage.

«Michel Therrien, c'est Michel Therrien, a répliqué le Québécois. Je tourne la page et je passe à autre chose.»

«Ce qui m’a fait le plus mal à Montréal, c'est que je pensais trop où j’allais jouer, a-t-il poursuivi. Il faut que je fasse la job quand je suis sur la glace et je n’ai pas à me soucier de mon trio. Malgré tout, j’ai adoré mon expérience avec le Canadien, l’équipe de mon enfance.»

Ayant bien connu la réalité d’un marché comme celui de Montréal, Parenteau n’entrevoit pas vivre un choc à ses débuts à Toronto.

«J'arrive là sans pression, a-t-il souligné. Je vais faire mon affaire. Je suis 1,5 million $ sur leur masse salariale. Je n'arrive pas là avec un contrat de 30 millions $ dans les poches. Je vais faire ce que j'ai à faire sans penser à la pression.»

Avec le départ de Phil Kessel à Pittsburgh, il devrait y avoir de la place sur le flanc droit avec les Leafs. Mais, Babcock n’exigera pas une production semblable à celle de l’ancien numéro 81

Babcock a convaincu Parenteau de se joindre aux Leafs - TVA Sports