Crédit : Getty Images/AFP

NBA

Olivier Hanlan, un exemple pour les jeunes Québécois

Etienne Bouchard

Publié | Mis à jour

En étant choisi par le Jazz de l’Utah au deuxième tour du repêchage de la NBA, jeudi, l’arrière Olivier Hanlan a franchi une étape que peu de joueurs de basketball québécois ont complétée et il veut désormais montrer la voie aux plus jeunes.

Hanlan est le premier natif de la Belle Province à être repêché depuis Kris Joseph, en 2012, par les Celtics de Boston.

La 42e sélection à l’encan 2015 est d’ailleurs enthousiaste à l’idée d’évoluer dans les grandes ligues. Ayant suscité l’intérêt de 18 formations dans les semaines précédentes, il souhaite se tailler une place à Salt Lake City dès cet automne. C’est aussi à cet endroit qu’il se trouvait vendredi, une journée après avoir regardé le repêchage à la télévision avec les membres de sa famille à Gatineau.

«Être nommé par une équipe de la NBA, c’était un de mes rêves, a-t-il mentionné en entrevue téléphonique. Je suis excité, c’est un bel accomplissement. Ça montre aux Québécois que c’est possible d’y arriver et j’en suis fier. Je veux pouvoir composer avec l’attention et m’en servir de la bonne façon en aidant les plus jeunes d’ici.»

«Je veux avoir une carrière d’au moins 10 ans dans la ligue et pour ça, la clé sera de m’améliorer en travaillant fort, a ajouté celui qui pourrait côtoyer rapidement un autre représentant de l’unifolié, Trey Lyles, appelé au 12e rang par l’Utah.

«Deux Canadiens choisis la même année par la même organisation, c’est formidable! Je l’ai vu souvent jouer avec Kentucky et ça va être motivant d’être avec lui.»

Le produit des Eagles de Boston College espère mettre à profit son expérience au Massachusetts, là où il a obtenu le titre de recrue par excellence de l’Atlantic Coast Conference en 2013.

«Mes tirs sont précis et je sais me placer au bon endroit, mais je dois m’habituer au jeu de la NBA, a expliqué Hanlan, qui a maintenu une moyenne de 19,5 points par rencontre durant sa dernière campagne dans la NCAA. Je ne jouerai plus contre des petits garçons, mais contre des hommes de 25-26 ans. Ça va aller plus vite et les gars de l’autre côté seront plus habiles avec le ballon.»

Dynamisme et jeunesse

Le Jazz a raté les plus récentes séries éliminatoires en vertu d’une fiche de 38-44, mais l’avenir s’annonce brillant avec la présence de quelques joueurs de 25 ans et moins, dont Gordon Hayward, Derrick Favors et Rudy Gobert, un Français d’origine.

«On a une jeune équipe qui peut surprendre. On va s’améliorer bientôt. Avec de la maturité, ce sera encore mieux», a précisé l’athlète de l’arrondissement d’Aylmer.

Par ailleurs, certains observateurs auraient vu Hanlan porter l’uniforme des Celtics dans une ville qu’il connaît bien. Cependant, le principal intéressé est loin d’être amer.

«Tu ne peux pas choisir ton équipe, surtout pour des gars de ma position, a dit celui ayant comme modèles le joueur le plus utile à son équipe en 2015, Stephen Curry, des Warriors de Golden State, ainsi que le récent retraité du basketball Steve Nash.

«Je suis dans la NBA et l’Utah est un bel environnement pour commencer une carrière.»