Repêchage 2015

Déception de courte durée pour Jérémy Roy

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Le défenseur du Phoenix de Sherbrooke Jérémy Roy n’a pas eu à attendre bien longtemps avant que la déception d’avoir été ignoré lors du premier tour ne se transforme en l’excitation de faire partie d’une organisation de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Dès les premiers instants de la journée de samedi, les Sharks de San Jose ont fait l’acquisition du premier choix de la deuxième ronde, détenu par l’Avalanche du Colorado, afin de faire l’acquisition de Roy.

«La soirée d’hier [vendredi] a été un peu difficile. Je n’avais pas nécessairement d’attentes, mais c’est un rêve d’enfance de sortir en première ronde. Ça m’a pris du temps à m’endormir. En même temps, je savais que je serais repêché le lendemain [samedi]. Je n’avais pas la crainte de ne pas être repêché. C’était plus facile pour moi. Quand j’ai entendu mon nom, je ne peux décrire le sentiment que j’ai ressenti.»

Roy a été le premier de sept joueurs de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) sélectionnés au deuxième tour. Au total, 30 joueurs du circuit Courteau ont été appelés, un seul derrière la marque de 31 pour un repêchage de sept rondes, réalisée en 2013.

Au total, 18 hockeyeurs de la LHJMQ sélectionnés ont grandi au Québec. Ajoutons l’attaquant de Joliette qui évolue à Boston University, A.J. Greer, ainsi que Jake Massie, un natif de Montréal qui joue également aux États-Unis.

Gagné rejoint Chabot

Peu de temps après Roy, l’attaquant format géant des Tigres de Victoriaville Gabriel Gagné a entendu son nom être prononcé par l’organisation des Sénateurs d’Ottawa, au 36e échelon.

Auteur de 35 buts en 67 matchs l’an dernier, le colosse de 6 pi et 5 po n’a rien fait pour diminuer les attentes placées en lui par les amateurs de hockey de la capitale canadienne.

«Je veux devenir un joueur comme Corey Perry. Je joue le même style que lui, un gros bonhomme bon devant le filet», a-t-il lancé sans détour.

On le souhaite aux Sens...

Meloche au Colorado

Après avoir choisi Greer au 39e rang, l’Avalanche du Colorado a jeté son dévolu sur le défenseur du Drakkar de Baie-Comeau Nicolas Meloche, lors du choix suivant.

Trop jeune pour avoir pu grandir en regardant les prouesses de Patrick Roy et Joe Sakic à la télévision, il sait quand même ce qu’ils représentent pour le hockey.

«Mon père me disait que le Canadien avait fait une erreur en l’échangeant! Il se souvient aussi de la coupe Stanley gagnée par Montréal en 1993. Ce sont de beaux souvenirs que mes parents et mes grands-parents ont et c’est spécial de les rencontrer», a raconté le grand défenseur droitier qui se compare à Brent Seabrook.

D’Amsterdam à Pittsburgh

Les parents de Daniel Sprong ont quitté les Pays-Bas quand il avait sept ans afin de lui permettre de poursuivre son développement de hockeyeur en Amérique du Nord.

Leur dévouement n’aura pas été en vain, puisque Sprong est devenu la propriété des Penguins de Pittsburgh, au deuxième tour, samedi.

«Ils m’ont offert tout un cadeau et je suis très reconnaissant. Je sais qu’ils sont très fiers de moi. Ils ont fait des sacrifices pour me permettre d’atteindre mon but», s’est réjoui l’attaquant des Islanders de Charlottetown.

Ce dernier a commencé à patiner à l’âge de 3 ans, puisque son père, Hannie Sprong, jouait à Amsterdam en plus d’être l’entraîneur de l’équipe nationale néerlandaise.

«À partir de l’âge de 3 ans et demi, j’étais toujours sur la patinoire et je ne voulais pas en sortir», a raconté celui qui se considère principalement comme un Néerlandais, mais qui espère toujours obtenir son passeport canadien afin de représenter le logo à la feuille d’érable à l’international.

Plus loin que prévu

En étant sélectionné au 46e rang au total, Sprong est sorti plus loin que plusieurs l’estimaient. Attaquant fort talentueux, il n’aurait pas été surprenant qu’il soit sélectionné au premier tour, vendredi. Une attitude peu recommandable, selon certains recruteurs, pourrait être la cause de sa chute au classement.

«Je n’avais pas de contrôle là-dessus. Les équipes ont peut-être vu des choses qu’ils n’aimaient pas de moi, ou ils préféraient certains autres joueurs. Par contre, je suis très heureux de faire partie de l’organisation des Penguins.

«Je ne crois pas avoir une mauvaise attitude. Je pense que certaines choses ont été mal interprétées ou dites à ce sujet.»

Une chose est certaine, Sprong était considéré comme l’un des attaquants les plus talentueux de l’encan de 2015. S’il se développe, il pourrait former un duo explosif avec Sidney Crosby ou Evgeni Malkin dans le futur.

«Je vais jouer le rôle qu’ils veulent me donner. S’ils veulent que je sois un passeur, je le serai, et s’ils veulent que je marque, je le ferai», a-t-il répondu avec confiance.