Repêchage 2015

Top 10 des plus grands vols : positions 5 à 1

Publié | Mis à jour

En prélude au repêchage de la LNH, qui se déroulera ce week-end à Sunrise, en Floride, et qui sera diffusé à TVA Sports, nous avons préparé un top 10 des plus grands vols réalisés au cours des 25 dernières années.

Voici aujourd’hui les cinq plus grands vols commis au repêchage :

5. Andrei Markov (Canadiens de Montréal, 6e tour, 162e au total, 1998)

Le Russe Andrei Markov est le pilier à la ligne bleue des Canadiens de Montréal depuis plusieurs saisons. Récemment aidé par P.K. Subban depuis quelques années, Markov a longtemps tenu le fort au milieu des années 2000.

Pourtant, le natif de Voskresensk en Russie n’est qu’un vulgaire choix de sixième tour, le 162e au total, de l’encan amateur de 1998.

Le stoïque joueur d’arrière a connu sa meilleure saison en 2008-2009 alors qu’il avait amassé 64 points, dont 12 buts.

Depuis la saison 2000-2001, Markov a totalisé 492 points, dont 108 buts. Si l’on fait exception des campagnes 2010-2011 et 2011-2012, où il a été gravement blessé au genou, le Russe a toujours atteint le plateau des 20 points par saison.

Le sixième tour du repêchage de 1998 a été particulièrement productif, alors que trois joueurs sélectionnés ont atteint le plateau des 800 matchs dans le circuit Bettman. Le compatriote de Markov, Pavel Datsyuk, et le dure à cuire des Sénateurs d’Ottawa, sélectionné tout juste avant le défenseur russe, ont réussi cet exploit.

4. Henrik Zetterberg (Red Wings de Detroit, 7e tour, 210e au total, 1999)

Les Red Wings de Detroit ont décidément la main heureuse lorsqu’ils tentent leur chance avec des joueurs européens en fin de repêchage.

En 1998, ils avaient sélectionné le prolifique russe Pavel Datsyuk. Un an plus tard, en 1999, c’est le Suédois Henrik Zetterberg qui devenait officiellement un membre de la formation du Michigan.

Le Suédois a fait la pluie et le beau temps à Detroit avec son coéquipier russe. Si la production offensive de Zetterberg est un peu moindre que celle Datsyuk, il a tout de même accumulé 786 points, dont 296 buts, en 836 matchs depuis la saison 2002-2003. Il a gravé son nom à une reprise sur la coupe Stanley.

À l’instar de Datsyuk, sans les diverses blessures, particulièrement récemment, et les deux lock-out, Zetterberg aurait probablement atteint le plateau des 1000 matchs et, probablement, des 1000 points.

3. Daniel Alfredsson (Sénateurs d’Ottawa, 6e tour, 133e au total, 1994)

Impossible de recenser la liste des plus grands vols du repêchage sans mentionner le nom de la légende des Sénateurs d’Ottawa, Daniel Alfredsson.

Pourtant, le jeune «Alfie» avait entendu 132 noms avant le sien lors du repêchage de 1994.

Le désormais nouveau retraité a disputé pas moins de 1246 matchs dans le circuit Bettman, dont 1178 avec la formation de la capitale canadienne. Au total, il aura amassé 1157 points, dont 444 buts.

Le Suédois a réussi une campagne de plus de 100 points en 2005-2006, en raison d’une fiche de 103 points, dont 43 buts. Il n’a jamais gravé son nom sur la coupe Stanley, mais est passé bien près en 2007 alors que les Sens ont plié l’échine devant les Ducks d’Anaheim.

Il a cependant remporté le trophée Calder en 1996 et l’or olympique en 2006. Il a d’ailleurs pris part à cinq Jeux olympiques, ramenant également dans ses bagages une médaille d’argent en 2014, à Sotchi.

Alfredsson devrait être logiquement admis au Temple de la renommée du hockey.

2. Henrik Lundqvist (Rangers de New York, 7e tour, 205e au total, 2000)

 «The King» est considéré comme l’un des gardiens les plus constants et les plus performants des 10 dernières années.

Bien qu’il n’ait jamais remporté la coupe Stanley et «qu’un seul» trophée Vézina (2012),  Lundqvist a récolté au moins 30 victoires depuis ses débuts dans la LNH, en 2005-2006, à l’exception de la saison écourtée 2012-2013.

Bon an, mal an, Lundqvist récolte sa part de victoires et maintient des statistiques personnelles exemplaires. Depuis le début de sa carrière, il a conservé un taux d’efficacité de ,921 et une moyenne de buts alloués de 2,26. Il a également réalisé 55 jeux blancs, dont l’impressionnant total de 11 en 2010-2011.

Ironiquement, Lundqvist a été repêché très tard en 2000, au septième tour, le 205e au total, lors d’un encan amateur qui avait vu pour la première fois un gardien être appelé au tout premier rang. En effet, les Islanders avaient fait de Rick DiPietro la première sélection au total. Au final, il a été le 20e portier à être choisi.

Lundqvist provenait la formation Frölunda HC, basée à Göteborg.

Il a passé toute sa carrière avec les Rangers.

1. Pavel Datsyuk (Red Wings de Detroit, 6e tour, 171e au total, 1998)

Il était plutôt risqué pour les équipes de la LNH de sélectionner des Européens lors de l’encan amateur pendant les années 1990.

Il était probablement encore plus risqué de sélectionner des Russes.

Les Red Wings, dont les dirigeants ont toujours eu le flair pour trouver les perles européennes, ont fait du Russe Pavel Datsyuk l’un de leurs choix de sixième tour, le 171e au total, du repêchage de 1998.

Et en jetant leur dévolu sur «Magic Man», on peut dire qu’ils ne se sont pas trompés.

Datsyuk est un exemple de constance, lui qui a amassé 869 points, dont 298 buts, en 887 matchs de saison régulière en 13 saisons à Detroit. Il a connu ses meilleurs moments entre les saisons 2005-2006 et 2008-2009 récoltant, dans l’ordre, 87, 87, 97 et 97 points. Il est considéré parmi l’élite de la LNH, au même titre que les Sidney Crosby, Alex Ovechkin, Steven Stamkos, Evgeni Malkin et compagnie.

Sans les blessures diverses et les deux lock-out, Datsyuk aurait probablement atteint le plateau des 1000 rencontres jouées et des 1000 points en carrière.

Même à 36 ans, bientôt 37, le natif de Sverdlovsk possède probablement les mains les plus rapides et la créativité avec la rondelle la plus aiguisée de la LNH.

Outre Vincent Lecavalier et Brad Richards, qui ont tous deux disputé plus de 1000 matchs dans la LNH, Datsyuk est l’attaquant le plus productif de sa cohorte.

Il a soulevé la coupe Stanley à deux reprises (2002 et 2008) en plus d’hériter du trophée Lady Byng à quatre reprises et Frank-Selke, à trois occasions.