LNH

Vermette a retrouvé Oduya sur son chemin

Agence QMI / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Bien avant les Blackhawks de Chicago. Bien avant la Ligue nationale (LNH).

Il y avait deux jeunes qui portaient les couleurs des Tigres de Victoriaville dans la LHJMQ et qui rêvaient d’un jour accéder à la grande ligue. L’un était originaire de Saint-Agapit au Québec et l’autre de Stockholm en Suède.

Antoine Vermette et Johnny Oduya n’auraient jamais cru à un tel scénario. Quatorze ans après leur passage à Victoriaville, Vermette et Oduya ont bu du champagne dans la coupe Stanley.

À quelques heures du sixième match de la finale entre le Lightning de Tampa Bay et les Blackhawks, Oduya et Vermette ont puisé dans leur banque d’anecdotes.

Le défenseur des Hawks a raconté avec plaisir son passage à Victoriaville.

«De quoi je me souviens? Je me rappelle que c’était une belle époque, nous avions connu une bonne saison à Victoriaville, mais une moins bonne fin en séries. C’était une bonne expérience pour moi. J’en étais à ma première campagne en Amérique du Nord.»

«"Vermy" (Vermette) était un joueur vedette, a-t-il poursuivi. Il marquait de gros buts pour notre équipe. Je suis donc habitué de le voir inscrire des buts importants, ce n’est rien de nouveau pour moi! Nous étions de bons amis lors de cette saison à Victoriaville et nous le sommes encore aujourd’hui. C’est fou de voir qu’après autant d’années, nous portons le même chandail dans la LNH et nous nous battons pour gagner la coupe Stanley.»

De Moncton à Victoriaville

À son unique saison dans la LHJMQ, Oduya avait endossé deux uniformes différents, celui des Wildcats de Moncton durant 44 matchs et des Tigres pendant 24 rencontres du calendrier régulier et 13 autres des séries. Il avait obtenu 68 points (14 buts, 54 aides).

Les Tigres, qui étaient menés par Vermette, les jumeaux Marc-André et Sébastien Thinel et le défenseur Danny Groulx, avaient subi l’élimination au deuxième tour des séries contre les Foreurs de Val-d’Or.

«Nous reparlons encore de cette année à Victoriaville, a raconté Vermette qui avait amassé 119 points en 2000-2001. Johnny avait été acquis de Moncton. C’est un gars intelligent et curieux. Il me posait souvent des questions pour connaître des mots en français. Il me disait récemment qu’il regrettait de ne pas avoir appris le français. À sa défense, il avait passé seulement quelques mois à Victo. Il arrivait de Moncton où ça se déroulait en anglais.»

Oduya s’est également remémoré ses derniers jours en sol québécois.

«À la fin de la saison, j’avais passé du temps avec "Vermy" à Québec pour visiter la ville, a-t-il dit. Une fois mon séjour terminé, j’avais pris un autobus en direction de Montréal. Je sautais ensuite dans un avion pour retourner chez moi en Suède. À ce moment, je ne savais pas si j’étais pour revoir Antoine. Il n’y avait pas de Facebook en 2001, les moyens de communication étaient un peu plus limités.»

«Je l’ai revu quelques années plus tard dans la LNH, nous nous parlions chaque fois que je jouais contre lui.»

«C’est une belle histoire, a renchéri Vermette. Le hockey reste un petit monde. Je suis heureux de partager ce grand moment à Chicago avec un vieil ami.»

Vermette et Oduya auront maintenant leurs noms gravés sur la coupe Stanley. Un beau chapitre de plus qui vient de s’écrire à leur longue amitié.