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La naissance d'une dynastie

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2010, 2013 et 2015. Pour une troisième fois en seulement six ans, les Blackhawks de Chicago ont gravé leur nom sur la coupe Stanley. Pour ajouter à la magie, ils ont paradé avec le gros trophée devant leurs propres partisans au United Center.

Les Hawks ont triomphé du Lightning de Tampa Bay 2-0 lors de ce sixième match. Duncan Keith a terminé ses séries sur une note parfaite en marquant le but vainqueur en deuxième période. L’increvable défenseur a aussi remporté le trophée Conn-Smythe, décerné au joueur le plus utile en séries.

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Patrick Kane, un autre grand artisan de ce triomphe, a passé le K.-O. au Lightning en inscrivant le deuxième but des siens en fin de troisième période.

Corey Crawford a encore une fois connu un fort match alors qu’il y avait une tonne de pression sur ses épaules. Le gardien originaire de Châteauguay a bloqué 25 tirs pour signer son deuxième jeu blanc des séries.

Une dynastie?

Avant le début de cette finale, les Blackhawks refusaient d’utiliser le mot dynastie.

Avec maintenant trois conquêtes en six ans, les Hawks se rapprochent grandement de ce mot sacré. Surtout dans un contexte de plafond salarial où les directeurs généraux ont de la difficulté à conserver les pièces principales de leur casse-tête. Mais, quand le noyau de l’équipe a pour nom, Jonathan Toews, Kane, Marian Hossa, Keith, Brent Seabrook et Crawford, il n’y a rien d’impossible.

Au cours de leur histoire, les Blackhawks ont maintenant gagné à six fois la Coupe Stanley (2015, 2013, 2010, 1961, 1938 et 1934). Ils n’avaient pas célébré une conquête à la maison depuis 1938.

La fin d’un beau parcours

Avant le sixième match, Jon Cooper disait qu’on devait prévoir l’imprévisible. Ce n’était finalement pas le cas. Les jeunes loups du Lightning n’ont pu renverser les vieux routiers des Hawks.

Si le Lightning avait effacé un retard de 2-3 au premier tour contre les Red Wings en plus de battre les Rangers lors d’un septième match au Madison Square Garden, il n’y avait plus rien dans le sac magique.

De l’électricité dans l’air

À deux heures de cette rencontre, le ciel de Chicago grondait. Sous le coup de 17h00, on annonçait même un risque de tornade. Finalement, la Ville des Vents a été épargnée. Mais, pas trop longtemps.

Une fois la rondelle sur la glace, les Hawks ont dicté principalement le jeu en première période sans toutefois marquer.

La magie de Keith

Steven Stamkos promettait de jouer son meilleur match de la finale. Au début de la deuxième période, le capitaine du Lightning a filé seul devant Crawford en récupérant un dégagement de J.T. Brown. Incapable de marquer, Stamkos a été frustré par un arrêt spectaculaire de la jambière droite de Crawford.

Keith a fini par décoincer le pointage. L’incroyable défenseur des Hawks a bondi sur son propre retour pour loger la rondelle derrière Bishop devant un Andrej Sustr impuissant.

Patrick Kane a aussi montré tout son talent sur ce jeu en servant une passe parfaite à son coéquipier.

Immédiatement après ce but, les partisans à Chicago scandaient : «on veut la Coupe».

Et c’est exactement ce qui s’est produit. Kane a marqué son 11e but des séries en troisième et l’équipe de Joel Quenneville a fermé la porte aux visiteurs.