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Vermette répond aux attentes

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Les hommes des grandes occasions ne sont pas toujours ceux que l’on attend. Si, habituellement, ce sont Jonathan Toews et Patrick Kane qui se lèvent lorsque le besoin s’en fait sentir chez les Blackhawks de Chicago, depuis le début de la finale, ce sont les joueurs de soutien qui s’illustrent.

«C’est énorme lorsque des joueurs différents peuvent contribuer aux succès de l’équipe. Aujourd’hui, [Patrick] Sharp et [Antoine] Vermette ont gagné le match pour nous», a souligné Niklas Hjalmarsson à son retour au vestiaire après la victoire de 2-1 des siens contre le Lightning de Tampa Bay, samedi.

Pour la deuxième fois depuis le début de cette finale et la troisième depuis le quatrième match face aux Ducks d’Anaheim dans la finale de l’association de l’Ouest, c’est Antoine Vermette qui a joué les héros.

Le directeur général Stan Bowman qui, au moment où l’entraîneur-chef Joel Quenneville laissait le Québécois de côté, devait se demander s’il n’avait pas fait une erreur en échangeant un jeune espoir et son prochain choix de premier tour en retour de ses services, doit aujourd’hui s’en frotter les mains.

«En arrivant chez les Hawks, je savais qu’une opportunité [de gagner la coupe Stanley] se présentait à moi. J’espérais avoir un effet positif sur cette équipe», a indiqué Vermette au terme de la rencontre.

Un peu trop loin

L’attaquant de 32 ans n’aurait pu inscrire cet autre but victorieux si Patrick Sharp n’avait pas d’abord profité d’une bévue de Ben Bishop pour ouvrir la marque.

«J’ai voulu forcer le jeu, donc j’ai patiné le plus vite que j’ai pu pour appliquer de la pression», a expliqué Sharp. Une décision qui a porté ses fruits.

«Je me suis peut-être aventuré un petit peu trop loin», a reconnu Bishop, qui est demeuré étendu quelques secondes sur la glace après le contact avec Victor Hedman.

«Ça m’a sonné les cloches un peu», a-t-il ajouté.

Si le grand gardien a été en mesure de demeurer dans le match, ce ne fut pas le cas de Nikita Kucherov, entré en collision avec le but de Corey Crawford quelques instants plus tôt.

«Je croyais bien qu’il allait revenir. Dans une série où chaque but est important, ce fut une lourde perte, a déclaré le pilote Jon Cooper, incapable au moment de rencontrer les médias, de poser un diagnostic sur la blessure et la possible durée de l’absence du Russe.

«Ce n’était pas un jeu intelligent de ma part, a déclaré Crawford, dont la sortie a mené à cette occasion de marquer et à cette blessure de Kucherov. Ç’a passé proche. J’ai été chanceux de pouvoir revenir à temps et de pouvoir faire dévier suffisamment la rondelle.»

Ce sera fou

Deux fois champions de la coupe Stanley depuis 2010, les Blackhawks auront l’occasion de remporter le précieux trophée devant leurs partisans pour la première fois depuis 1938. Déjà l’un des amphithéâtres les plus bruyants de la Ligue nationale, le United Center risque d’exploser, lundi soir.

«Nous ne nous sommes jamais retrouvés dans cette position auparavant. Les deux prochains jours vont être fous. L’ambiance dans la ville sera démentielle», a lancé l’entraîneur des Blackhawks.