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Les Blackhawks au comble de l’excitation

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Dame Nature ayant fait des siennes et ayant déversé sur la région de Tampa Bay son déluge quotidien, c’est avec une heure de retard que les joueurs des Blackhawks de Chicago ont posé le pied en sol floridien.

Un léger contretemps qui n’a en rien diminué l’excitation au sein de la troupe de Joel Quenneville.

Une excitation décuplée par le fait que cette finale de la Coupe Stanley prend maintenant la forme d’une série deux de trois.

«En pareille situation, certains joueurs ou certaines équipes se mettraient possiblement une pression supplémentaire sur les épaules. Pour notre part, on comprend le défi qui se présente à nous. On s’est retrouvé dans la même situation lors de notre série précédente contre les Ducks», a souligné Jonathan Toews.

«On est excité par cette autre opportunité qui se présente à nous. Ça fait deux mois que nous sommes en séries éliminatoires et que nous travaillons pour cela», a-t-il ajouté.

À ce stade-ci du tournoi, les deux équipes ont fait la preuve qu’elles misaient sur suffisamment de talent pour mériter de s’approcher à deux gains du précieux saladier d’argent.

Ce faisant, le désir de vaincre pourrait bien être l’élément qui fera la différence en bout de ligne.

«Ce sera sans contredit un facteur déterminant, a confirmé Duncan Keith. Cette équipe est bourrée de joueur de caractère. C’est le temps de le démontrer. Cependant, il ne faut pas oublier que c’est un sport d’équipe.

«On est à notre meilleur lorsque nous sommes tous sur la même longueur d’onde et qu’on travaille en unité de cinq. Ce sera une bataille serrée jusqu’à la toute fin», a poursuivi le défenseur.

Frais et dispos

Samedi, les Hawks en seront à un 22e match depuis le début des présentes séries. Et bien que des arrières comme Keith (31 mins 14 s), Brent Seabrook (26 mins 22 s) et Niklas Hjalmarsson (25 mins 56 s) passent plus de 25 minutes par match sur la patinoire, le facteur fatigue est loin de se faire sentir.

«Ce n’est pas si pire que ça en a l’air. J’aurais pu jouer hier (jeudi), a lancé Hjalmarsson. Trois matchs seulement nous séparent d’une grande réalisation. Par conséquent, il est facile d’avoir un niveau de motivation élevé et d’oublier combien c’est exigeant.»

Des joueurs compétitifs

Bien qu’ils sautent sur la surface de jeu toutes les deux minutes, ces trois défenseurs sont rarement pris à contre-pied. Keith domine d’ailleurs le circuit avec une fiche de +15. Halmarsson (+5) et Seabrook (+3) font également preuve d’une belle fiabilité.

«Ce sont des joueurs qui sont habitués et qui s’attendent à jouer plusieurs minutes. Ce sont des gars en grande forme et ultra compétitifs. Ils veulent toujours être sur la glace. J’ai comme philosophie que plus un défenseur joue, plus il est efficace», a indiqué Joel Quenneville, lui-même un ancien défenseur ayant disputé 803 matchs dans la Ligue nationale de hockey (LNH), principalement avec les Whalers d’Hartford.