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Le jour de la marmotte

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Les jours se suivent et se ressemblent pour les membres de l’organisation du Lightning de Tampa Bay qui, chaque matin, doivent trouver une nouvelle façon de ne rien divulguer de l’état de santé de Ben Bishop.

C’est dans des moments comme ceux-là qu’on s’ennuie de l’époque où les matchs de séries éliminatoires étaient disputés soir après soir. Cette époque où les seules journées de congé étaient celles où les équipes voyageaient.

Le grand gardien brillait par son absence lors de l’entraînement de vendredi matin. Comme ce fut le cas lors du quatrième duel, Andreï Vasilevskiy et Kristers Gudlevskis étaient les deux gardiens en uniforme.

«Ne tirez pas la sonnette d’alarme en raison de son absence. Lorsque nous avons pris la décision de ne pas le faire jouer mercredi, ça faisait partie du plan de lui donner congé jusqu’à demain, a expliqué Jon Cooper, à sa sortie de la patinoire. Il se sent mieux à mesure que les jours passent. Nous aurons une meilleure idée de sa situation demain, après l’entraînement matinal.»

Vasilevskiy s’amuse

Dans le petit vestiaire du complexe d’entraînement du Lightning, situé à Brandon en banlieue de Tampa, Vasilevskiy semblait plus nerveux à l’idée d’affronter la meute de journalistes qu’il ne l’est à stopper les tirs des Blackhawks de Chicago.

«C’est la finale de la Coupe Stanley! Je suis venu en Amérique du Nord pour jouer au hockey. J’ai eu plus de plaisir au cours des deux derniers jours que durant toute la saison», a lancé le jeune gardien de 20 ans, appelé à prendre part à seulement 16 matchs au cours du calendrier régulier.

«Je rêve à ce moment depuis que je suis tout jeune. Je me suis imaginé dans cette situation (en finale) dès mon arrivée ici», a poursuivi le choix de premier tour du Lightning en 2012.

Rien d’énervant

Bref, comme tous ses coéquipiers, le cerbère russe est d'un calme olympien malgré l’enjeu.

Au cours de la cinquantaine de minutes qu’a duré l’entraînement, l’atmosphère était légère et les fous rires nombreux.

«Nous sommes en juin et nous jouons encore au hockey. La coupe Stanley est à portée de main. C’est le plus beau moment de nos vies. Si on n’avait pas de plaisir en ce moment, pourquoi exercerions-nous ce métier?», a souligné le pilote du Lightning.

D’ailleurs, pour la première fois depuis celle de 1968, entre le Canadien de Montréal et les Blues de St. Louis, les quatre premiers matchs de la finale se sont soldés par un écart d’un but. Encore là, rien de bien énervant, assure Victor Hedman.

«Au cours du match, l’accent est davantage mis sur le moment présent et sur la présence à venir. Être forcé à l’inactivité en raison d’une blessure et ne rien faire pour aider l’équipe, ça, c’est énervant», a lancé le défenseur suédois mis sur la touche pendant 18 rencontres au début de la saison en raison d’une fracture à un doigt.