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LNH

Concert d'éloges pour BriseBois

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Une équipe n’atteint pas la finale de la Coupe Stanley, avec une formation aussi jeune que celle du Lightning de Tampa Bay, sans miser sur un bon système de développement.

Lorsque Steve Yzerman a accepté le poste de directeur général de la concession floridienne en mai 2010, son premier mandat fut de l’asseoir sur des bases solides.

Pour l’aider dans cette mission, l’ancienne vedette des Red Wings de Detroit est venue piger dans la cour du Canadien. Alors directeur général des Bulldogs d’Hamilton, Julien BriseBois complétait sa neuvième saison dans l’organisation tricolore lorsqu’il a reçu le coup de fil d’Yzerman.

«Il était important pour moi de miser sur quelqu'un qui connaissait la convention collective sur le bout de ses doigts, a expliqué Yzerman. Son passé dans le monde juridique, son expérience dans la négociation de contrat et en arbitrage salarial dans l'organisation du Canadien de Montréal me laissait croire qu'il avait toute l'expertise et les qualités qu'il me manquait.»

Nommé directeur général adjoint du Lightning et directeur général de leur filiale, BriseBois n’a pas tardé à montrer son savoir-faire.

Lors des deux premières saisons de BriseBois dans l’organisation du Lightning, les Admirals de Norfolk ont atteint la finale en autant d’occasions, soulevant la coupe Calder à leur deuxième tentative.

«C'est un travailleur infatigable, un vrai professionnel qui est plaisant à côtoyer. Pour moi, son importance est incommensurable, a ajouté Yzerman. Il a gagné à Norfolk. Il bâtit présentement notre équipe à Syracuse, en créant un environnement adéquat pour permettre à nos jeunes de se développer.»

Apprécié des jeunes

Qu’il s’agisse d’Andrej Sustr, d’Alex Killorn, de Marc Barberio ou de Jonathan Audy-Marchessault, tous les jeunes du Lightning ont fait leurs premiers pas dans l’organisation en côtoyant l’homme de 38 ans, originaire de Greenfield Park.

«Quand j'ai signé avec Tampa, Julien m’a mis en confiance. Il m’a dit qu’il voulait que je prenne mon temps, que j’apprenne à jouer chez les professionnels, a raconté Barberio, au Journal de Montréal. Il m’a fait savoir que lorsque je serais prêt, il n’hésiterait pas à me faire monter dans la LNH. Cette honnêteté enlève une tonne de pression sur les joueurs.»

«Lorsque je suis arrivé, ma femme était enceinte. Il a pris soin de nous, se souvient Audy-Marchessault, qui avait passé les deux saisons précédentes dans l’organisation des Rangers de New York et des Blue Jackets de Colombus. Il passe son temps à s'informer de nos familles. Quand on a besoin de quelque chose, il est toujours présent. C'est très apprécié.»

De la grande classe

Même s’il a gradué immédiatement avec le Lightning, Jonathan Drouin a néanmoins eu le temps de constater le professionnalisme de BriseBois.

«Mes parents ne parlent pas beaucoup anglais. Lorsque j’ai été repêché, il a fait preuve d’une grande classe en s’occupant d’eux, a mentionné le jeune attaquant, sélectionné au premier tour (3e au total) de l’encan 2013. D’ailleurs, je suis persuadé qu’il a eu son mot à dire sur l’acquisition de plusieurs joueurs québécois.»