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Que se passe-t-il avec Stamkos et Bishop?

Jonathan Bernier / Agence QMI

Publié | Mis à jour

Au lendemain de sa défaite de 2-1 dans le quatrième match de la série finale l’opposant aux Blackhawks de Chicago, deux mystères planaient toujours dans le camp du Lightning de Tampa Bay. Comment Steven Stamkos a-t-il pu rater un filet ouvert dans les derniers instants du match? Et verra-t-on Ben Bishop lors du cinquième match, samedi?

Voilà les deux sujets de discussion qui ont meublé le point de presse des quelques joueurs du Lightning mis à la disposition des médias en milieu d’après-midi jeudi, dans la salle de conférence de l’Amalie Arena.
 
«On sautillait tous sur le banc en célébrant, jusqu’à ce qu’on se rende compte que Steven n’avait pas marqué, a indiqué Matt Carle, encore incrédule. C’est tellement rare qu’il rate ce genre d’occasion.»
 
À la défense du capitaine du Lightning, avouons que Brent Seabrook a joué de chance en faisant dévier la trajectoire de la rondelle bien malgré lui.
 
N’empêche que cette occasion ratée a ramené à l’avant-plan la léthargie dans laquelle se trouve présentement le gros canon floridien. Depuis le début de cette finale, Stamkos n’a récolté qu’un seul point, une mention d’aide. Il n’a pas touché le fond du filet depuis le cinquième match de la finale de l’Association de l’Est, au Madison Square Garden de New York.
 
Deuxième fois ce printemps
 
Stamkos avait connu une disette semblable en lever de rideau du tournoi printanier.
 
Après sept matchs sans but face aux Red Wings, il lui avait fallu attendre la deuxième rencontre de la confrontation contre le Canadien pour faire bouger les cordages une première fois. Le Lightning avait alors été sauvé par le trio des «Triplés», mené par les six buts de Tyler Johnson.
 
«Ce n’est pas la première fois que je traverse une période creuse, a-t-il reconnu. Pour une raison qui m’échappe, la rondelle refuse de pénétrer dans le filet. Cependant, tant que les chances de marquer sont là, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.»
 
Dans les deux sens mais...
 
Appelé pour prendre la relève de Jon Cooper en cette journée de congé, l’entraîneur associé Rick Bowness a tenu à ramener le calme au sein des troupes.
 
«Ce jeune-là veut gagner. Il a le cœur à la bonne place et il travaille fort. Il est devenu un joueur efficace dans les deux sens de la patinoire. Lorsqu’il n’est pas en possession de la rondelle, il se défonce. Il finit ses mises en échec et il se replie», a ¬énuméré Bowness.
 
Il n’en demeure pas moins que c’est en attaque que Stamkos est le plus utile à son équipe. Au moins, Stamkos n’est pas le seul franc-tireur à traverser une période creuse. Dans l’autre vestiaire, Jonathan Toews (un but) et Patrick Kane (une passe) sont également timides. 
 
Une chose est certaine, celui qui a dit que la profondeur d’une équipe améliorait les chances de remporter un championnat n’a jamais paru aussi brillant.
 
Bishop : un jour à la fois
 
D’ailleurs, la profondeur pourrait également avoir son importance devant le filet. Malgré le revers, Andreï Vasilevskiy a bien fait à son premier départ en séries éliminatoires en repoussant 17 tirs.
 
«Nous avons confiance en nos deux gardiens de but, a répété Ryan Callahan. Que ce soit l’un ou l’autre qui garde le filet, ça ne change rien à notre façon de jouer.»
 
Sauf que Bishop est beaucoup plus habile avec la rondelle et communique plus facilement avec ses défenseurs.
 
Cependant, impossible de savoir si les quatre jours de congé entre la troisième et la cinquième rencontre seront suffisants pour revoir Bishop sur la glace, samedi.
 
Même Bowness ne s’est pas laissé tirer les vers du nez.
 
«Sa situation est évaluée quotidiennement. Il rencontrera de nouveau nos médecins demain [vendredi]», s’est-il contenté de déclarer.