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La victoire contre la bouteille

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À une certaine époque, Scott Darling pensait plus à sa prochaine consommation qu’à son prochain arrêt. L’alcool a pratiquement fait dérailler sa carrière. Sobre depuis maintenant quatre ans, Darling vit un rêve avec les Blackhawks de Chicago.

Avant de déloger Antti Raanta pour occuper le poste d’adjoint à Corey Crawford, Darling a visité les quatre coins du continent. Réclamé au sixième tour par les Coyotes d’Arizona en 2007, le géant gardien de 6 pi 6 po a porté les couleurs de 11 formations différentes et il a joué dans six ligues professionnelles ou amateurs depuis le jour de son repêchage.

Si le logo des Blackhawks est l’un des plus célèbres du hockey, il a aussi porté des chandails un peu moins prestigieux en jouant notamment pour les IceGators de Louisiana, les RiverKings du Mississippi, les Everblades de la Floride et le Thunder de Wichita.

«J’ai aussi été retranché à mon premier camp professionnel par les Wranglers de Las Vegas de la ECHL», répond Darling avec un immense sourire quand le représentant du Journal de Montréal lui énumérait la liste de ses anciennes équipes.

S’il tourne la situation à la blague aujourd’hui, son histoire était moins rose à l’époque.

«J’appartenais aux Coyotes et ils avaient une équipe dans la ECHL à Vegas, a-t-il rappelé. Disons que Las Vegas ne représentait pas une bonne destination pour un jeune qui éprouvait des problèmes avec l’alcool. Ils ont appris rapidement que je buvais trop et ils m’ont envoyé en Louisiane. C’était plus tranquille là-bas.»

Un long retour

À l’été 2011, Darling a choisi de replacer sa vie sur le bon chemin. Il a pris un engagement important, celui de ne plus boire une seule goutte d’alcool.

«J’ai commencé à avoir des problèmes dès l’adolescence vers 17 ans, mais j’ai vraiment pris un mauvais tournant à mes années à l’Université du Maine. Je buvais beaucoup trop. Je vivais aussi des problèmes personnels.»

«La décision initiale pour moi de combattre ma dépendance contre l’alcool représentait déjà une victoire, a-t-il poursuivi. C’est une victoire encore plus grandiose quand je pense au chemin que j’ai parcouru depuis ce jour. Il n’y a pas longtemps, je ne pouvais pas m’imaginer vivre une finale de la Coupe Stanley. J’aurais facilement pu détruire ma carrière. Je ne souhaite plus trop y penser, mais les gens veulent connaître mon parcours. Et c’est normal. Si je peux aider quelqu’un en parlant, c’est une autre victoire.»

Bien avant de partager le même vestiaire que Jonathan Toews, Patrick Kane, Duncan Keith ou Corey Crawford, l’Américain a traversé des périodes sombres.