LNH

Le rêve incomplet de Timonen

Publié | Mis à jour

Il a atteint la finale de la Coupe Stanley à une reprise avec les Flyers de Philadelphie, il a porté les couleurs de la Finlande cinq fois aux Jeux olympiques et il a plus de 1100 matchs d’expérience en 16 saisons dans la LNH. Mais, il lui manque encore un petit quelque chose.

Cette éternelle quête se résume en deux mots magiques pour un joueur de hockey : Coupe Stanley.

À 40 ans, Kimmo Timonen rêve encore de soulever cet immense trophée au-dessus de sa tête. Échangé des Flyers aux Blackhawks le 27 février dernier, le Finlandais a reçu une dernière chance de réaliser son objectif. Au beau milieu d’une deuxième participation à la grande danse, le vétéran défenseur ne vit pas pleinement le moment.

Moments frustrants

Depuis le sixième match de la finale de l’Ouest contre les Ducks d’Anaheim, Timonen a pris le chemin de la passerelle de presse. Joel Quenneville lui a préféré des défenseurs plus jeunes en Kyle Cumiskey, David Rundblad et Trevor van Riemsdyk.

«Je ne peux pas mentir, je trouve ça excessivement frustrant, a dit Timonen à quelques heures du troisième match entre les Hawks et le Lightning. C’est difficile à accepter, mais je dois respecter les décisions des entraîneurs et attendre mon tour.»

«J’ai perdu en finale en 2010, justement contre les Blackhawks, et je connais ce terrible sentiment, a-t-il poursuivi. Je veux encourager mes coéquipiers, mais je ne sais pas si la conquête aurait un goût aussi particulier si je devais rester dans un rôle de réserviste d’ici la fin des séries.»

Un long retour

En début de saison, on croyait que c’était la fin pour Timonen.

Ralenti par un caillot au sang dans sa jambe droite, il a manqué les 63 premiers matchs de la saison avec les Flyers.

«J’ai parcouru un très long chemin pour revenir au jeu, a-t-il dit. J’ai mené quelques batailles contre des médecins afin de les convaincre que c’était possible. Mais, mon rêve de gagner une première coupe était tellement présent que j’étais prêt à faire tomber toutes les barrières devant moi.»

Depuis son arrivée à Chicago, Timonen sert de grand frère au jeune attaquant Teuvo Teravainen. Si le plus vieux ronge son frein dans les gradins, le plus jeune s’éclate depuis le début de cette finale.

«Je suis content pour Teuvo, a répliqué Timonen. C’est ça la vie, les plus jeunes finissent par pousser les plus âgés! Heureusement, il ne joue pas à la même position que moi.»

Aux Jeux olympiques, Timonen a gagné une médaille d’argent (Turin) et trois médailles de bronze (Nagano, Vancouver et Sotchi).