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Le mystère plane toujours

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Il y a eu plusieurs questions avec des angles différents, mais aucune réponse éclairante. Ben Bishop ou Andrei Vasilevskiy? À la veille du premier match au bruyant United Center de Chicago, le doute planait toujours dans l’entourage du Lightning du Tampa Bay.

Toujours original dans ses réponses, Jon Cooper a fait un clin d’œil à l’unique entraîneur gagnant d’une Coupe Stanley avec le Lightning lorsque interrogé sur le statut de Bishop.

«Pour rendre hommage aux 11 ans de la seule conquête de la coupe de notre organisation, comment John Tortorella répondrait-il à cette question?», a répliqué Cooper.

Tortorella n’aurait certainement pas dévoilé sa stratégie et Cooper a visiblement opté pour la même option.

«Non, je ne sais pas encore qui sera notre gardien partant, a affirmé l’avocat de formation. En répondant de la sorte, vous pouvez donc présumer que Bish (Bishop) pourrait être disponible. Mais, vous aurez de meilleurs indices à l’entraînement matinal avant le troisième match.»

Bishop n’a pas répondu aux questions des journalistes. Croisé à la sortie des ascenseurs, le géant gardien américain ne ressemblait en rien à un joueur blessé ou malade.

«Je sais que vous aimeriez me parler, mais je ne peux pas», a-t-il lancé avec le sourire en marchant en compagnie du défenseur Braydon Coburn.

Confiance en Vasilevskiy

Âgé de 20 ans seulement, Vasilevskiy a signé son premier gain lors du deuxième duel de cette finale à Tampa. À deux reprises, il a remplacé Bishop en troisième période. Même s’il n’a joué que 9 min 13 s et qu’il n’a bloqué que cinq tirs, le gardien russe a hérité de la victoire puisqu’il était sur la glace lors du but vainqueur de Jason Garrison.

Dans le cercle de la Ligue nationale de hockey (LNH), Vasilevskiy est reconnu depuis longtemps comme l’un des plus beaux espoirs à sa position. À Tampa, Cooper et les joueurs du Lightning lui feraient entièrement confiance malgré son inexpérience.

«Il est un jeune gardien, mais il ne faut pas oublier qu’il a joué quelques saisons pros dans la KHL, a souligné le capitaine Steven Stamkos. Il travaille excessivement fort à nos entraînements. Il passe entre six ou huit heures par jour à l’aréna. Il attend sa chance. Si c’est pour le prochain match ou pas, il sera prêt.»

Pour conclure sur ce sujet, Cooper a offert cette analyse.

«Si Bish ne peut pas jouer le troisième match, s’agirait-il d’un coup dur? Oui, ce serait un dur coup. Mais est-ce que ça signifierait que nous perdrions cette finale avec Visilevskiy? Absolument pas. Je vois nos gardiens comme un 1A et un 1B.»