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Deux canons silencieux... pour l’instant

Publié | Mis à jour

Jonathan Toews et Patrick Kane ont normalement un don pour s’élever à un autre niveau plus la scène devient grande.

Depuis le début de la finale de la Coupe Stanley, les deux canons des Blackhawks de Chicago n’ont pas encore fait feu.

Après deux matchs contre le Lightning de Tampa Bay, Toews a obtenu une seule aide et Kane n’a toujours pas inscrit son nom sur la feuille de pointage. De retour à Chicago pour les deux prochaines rencontres, Toews et Kane ont répondu à une multitude de questions au sujet de cette rare disette.

«Non, ça ne me trotte pas en tête, a répliqué Toews, dimanche. Dans le deuxième match, “Kaner” a fait de beaux jeux, il a généré des chances pour [Brandon] Saad et pour moi. Ce n’est pas toujours à lui de marquer les gros buts. Pour ma part, c’est la même chose. Il y a parfois des moments où ça devient facile de se laisser envahir par la frustration, mais c’est important de rester calme.»

«Comme joueur offensif, tu veux toujours aider ton équipe sur cet aspect, encore plus à cette période de l’année, a renchéri Kane. Oui, je peux aider à ce chapitre. C’est mon boulot de contribuer sur le plan offensif. J’espère que je changerai la donne dès le prochain duel [lundi].»

Au deuxième match à Tampa, Kane n’a pas décoché un seul tir en direction de Ben Bishop ou Andreï Vasilevskiy. Il n’avait pas subi cet affront en séries depuis une éternité. Pour plus de précision, ça remontait à aussi loin que l’affrontement initial de la finale de l’Association de l’Ouest en 2009 contre les Red Wings de Detroit.

Depuis ce temps, il avait connu 100 matchs d’affilée avec au moins un lancer.

«C’est quelque chose qui arrive une fois de temps en temps, a simplement résumé Kane. Je ne peux pas juste sauter sur la glace avec comme objectif d’obtenir un tir au but. Je dois me concentrer à faire les bons jeux. Si la bonne option est la passe, j’opterai pour une passe. Mais ce n’est pas une statistique que j’aime voir, aucun lancer au but.»

Le géant Hedman

Pour les deux premières rencontres en Floride, Cédric Paquette a souvent servi d’ombrage à Toews. Le Gaspésien a réalisé tout un travail pour contenir l’un des meilleurs joueurs de centre de la Ligue nationale de hockey.

À la ligne bleue, Victor Hedman a également eu son mot à dire pour ralentir Toews et Kane.

L’entraîneur-chef Joel Quenneville a d’ailleurs séparé ses deux piliers afin de jouir d’une plus grande liberté dans les différentes confrontations.

En entrevue avec les journalistes francophones, Toews a reconnu le travail d’Hedman.

«La ligne de Paquette joue très bien contre mon trio, mais Hedman et [Anton] Stralman font aussi un bon boulot, a mentionné le Franco-Manitobain. Hedman est bon offensivement, mais il est tout aussi solide défensivement. Il patine bien et on sait tous qu’il est énorme. Ce n’est pas facile de s’éloigner de lui.»

Si Toews et Kane n’ont pas encore rugi, c’est la même histoire avec Steven Stamkos. Après deux matchs en finale, le capitaine du Lightning n’a pas encore de point.

En bref

Absent pour les deux premières rencontres, l’ailier Bryan Bickell pourrait revenir au jeu pour le troisième duel. Quenneville songerait également à utiliser le défenseur Trevor van Riemsdyk même s’il n’a pas joué depuis le mois de novembre.

La finale de la Coupe Stanley est égale 1-1 après une victoire de 4-3 du Lightning, samedi.