Crédit : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Course Automobile

Jacques Villeneuve a «survécu»

Etienne Bouchard

Publié | Mis à jour

La journée de samedi a été exigeante par moments pour Jacques Villeneuve, l’oncle, mais son expérience lui a permis de finir 11e durant la course initiale de la série Formule Ford 1600 disputée en marge du Grand Prix du Canada.

Cependant, le sympathique pilote a obtenu un beau prix de consolation au terme de l’épreuve remportée par le Québécois Patrick Dussault: il a récolté la victoire dans la catégorie Master, réservée aux 60 ans et plus.

«J’ai freiné et accéléré, freiné et accéléré, et j’ai survécu, même si je n’ai pas roulé aussi vite que je le voulais. D’habitude, je ne suis pas "smooth" avec une auto et en Formule 1600, c’est difficile de la brasser!, a commenté l’auteur d’un chrono de 25 min 25,022 s. J’ai eu de bonnes passes dans l’épingle, mais se battre pour la 15e place, ce n’est pas extraordinaire.»

Le frère de Gilles Villeneuve a précisé que le manque d’essais préalables avait nui.

«Je suis surtout là pour faire de la promotion et les retombées sont surtout médiatiques. Par contre, je suis heureux d’avoir eu un bel accueil des gens. Ils voulaient me voir, et le nom Villeneuve est magique et fait courir le monde, a ajouté celui qui conduisait la voiture Historia, précisant se sentir à l’aise physiquement. Mais une course reste une course!» 

Dussault heureux, Schraenen furieux

Ayant devancé les vétérans Michel Bonnet et Didier Schraenen avec un bolide de la formation Exclusive, Dussault a savouré son premier triomphe sur l’île Notre-Dame grâce à un chrono de 25:03,271.

«Au deuxième virage, je me suis fait coincer et j’ai perdu 6-7 rangs. Mais après, j’ai conduit comme je suis capable et je suis resté en contrôle, a mentionné celui qui accumule les succès en Formule Ford Avon Tyres 1600, en Angleterre. Ça donne bon goût pour la suite et je veux continuer à pousser fort.»

De son côté, Schraenen rageait.

«Au dernier tour, il y avait un drapeau jaune à la fin de l’épingle, donc j’ai lâché, car je croyais que c’était fini. Puis, j’ai aperçu deux voitures de sécurité et on a agité le vert. Avoir su, j’aurais pu m’approcher des meneurs et essayer de les dépasser. Je n’ai jamais vu ça de ma vie!, s’est-il exclamé. 

«L’accumulation d’erreurs est inadmissible dans des événements d’une telle envergure. On est béni des dieux d’être bien traité par François Dumontier, mais on doit être pris davantage au sérieux par les autorités sportives. À part de ça, on a eu beaucoup de plaisir!»

Tout ce beau monde pourra maintenant régler ses comptes à l’occasion de la seconde manche du week-end, dimanche.