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Frantz Jean : le maître derrière Bishop

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Si le Lightning de Tampa Bay peut aujourd’hui compter sur les prouesses de Ben Bishop, il le doit en grande partie à Frantz Jean.

L’entraîneur des gardiens du Lightning a non seulement participé au développement du grand gardien, il a également eu son mot à dire dans la transaction qui l’a amené à Tampa en retour de Cory Conacher et d’un choix de quatrième tour, en avril 2013.

«J’ai été consulté par Steve (Yzerman) et Julien (Brisebois) vers la fin du processus. On cherchait à s’améliorer devant le filet. Il n’y avait pas beaucoup de candidats disponibles à ce moment, mais Ben faisait partie de cette courte liste», a raconté l’entraîneur ayant grandi à Ville Mont-Royal.

Bishop n’avait disputé que 36 matchs avec les Blues de St. Louis et les Sénateurs d’Ottawa lorsqu’Yzerman a fait son acquisition. Mais déjà, Jean se doutait que le gaillard de 26 ans que son patron venait d’acquérir était promis à un bel avenir. Un diamant brut qui restait à polir.

«Sa mobilité et son positionnement devant le filet sont les deux éléments sur lesquels nous nous sommes appliqués en premier. Dès le camp d’entraînement suivant son acquisition, on a travaillé là-dessus sans relâche.»

À son apogée

Des efforts qui ont rapidement rapportés puisque Bishop est passé d’un gardien peu connu en un athlète d’élite. À sa première campagne complète, il a enregistré 37 victoires. Cette saison, il fut l’un des quatre gardiens à atteindre le plateau des 40 gains.

Plusieurs sont ceux qui croient que les cerbères atteignent leur apogée vers la fin de la vingtaine. Une théorie que Jean achète en partie.

«C’est plus une question de matchs qu’une question d’âge. J’ai toujours cru que lorsque ton gardien approche les 300 matchs chez les professionnels, tu commences à avoir une bonne idée de ce que tu as sous la main.»

Or, en ajoutant à ses 170 matchs dans la Ligue nationale de hockey (LNH), les 175 auxquels il a pris part avec les Rivermen de Peoria et les Senators de Binghamton, dans la Ligue américaine, Bishop compte 345 rencontres d’expérience chez les professionnels.

«Il a un sens du hockey de haut niveau et il est le meilleur pour manier la rondelle», a vanté Jean.

Et à 28 ans, Bishop n’a pas fini de rendre de fiers services au Lightning.

Un autre élève de Jean

Bishop n’est pas le seul homme masqué participant à cette finale à avoir pu bénéficier des conseils de Jean au cours de sa carrière.

Au cours des 12 saisons qu’il a passées dans l’organisation des Wildcats de Moncton, Jean a eu l’occasion de travailler pendant quatre ans avec Corey Crawford.

Sous ses conseils, le gardien originaire de Châteauguay a vu sa moyenne de buts alloués passer de 3,74 à 2,47 (un record d’équipe) et son taux d’efficacité grimper de ,889 à ,920.

«Ce fut un excellent entraîneur. On a beaucoup travaillé l’aspect technique de mon jeu, ce qui m’a permis de grandement m’améliorer. Il m’a également fait grandir sur le plan personnel. Vous savez, améliorer sa façon de jouer ne se fait pas seulement sur la glace. Ça se passe également à l’extérieur», a décrit le gardien des Blackhawks.

Élu gardien de l’année de la LHJMQ au terme de la saison 2003-2004, Crawford a été nommé sur la deuxième équipe d’étoiles du circuit Courteau à deux reprises (2004 et 2005).