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Un réveil difficile

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L’ère des nouvelles technologies a beau offrir informations, séquences vidéos et statistiques en plus grand nombre et de façon plus rapide que jamais, il n’y a rien comme se retrouver devant un adversaire pour comprendre ses forces et ses tendances.

Tant les joueurs des Blackhawks que ceux du Lightning ont constaté cette réalité lors du premier match de la série finale de la coupe Stanley.

Malgré leur victoire de 2-1, les champions de 2010 et 2013 étaient loin d’être satisfaits du boulot accompli la veille.

«On a compris assez tôt combien les joueurs du Lightning sont rapides. Il est certain qu’on en a pris bonne note», a fait valoir Joel Quenneville, devant les journalistes réunis dans une salle du Amalie Arena.

Il aura fallu 50 minutes aux hommes de Quenneville pour parvenir à comprendre et déjouer le système défensif du Lightning. Cinquante minutes au cours desquelles Corey Crawford a tenu son équipe dans le match.

S’ils ont compris sur le tard comment percer la muraille créée par le jeu défensif du Lightning, Toews et ses coéquipiers comptent utiliser leur recette dès le départ du deuxième match, prévu samedi.

«Nous savons ce que nous devons faire pour amorcer la prochaine rencontre du bon pied. Il faut trouver une façon d’attaquer l’enclave, de prendre des tirs dangereux et de placer beaucoup de circulation devant leur gardien. C’est la meilleure façon de provoquer des occasions de marquer et, par le fait même, de garder leurs meilleurs joueurs dans leur propre territoire», a expliqué le capitaine des Blackhawks.

Dur réveil

Dans le camp du Lightning, on a admis que le lendemain de veille fut difficile.

«C’est le genre de matin où tu dois de réveiller en étant fâché et frustré d’avoir raté une belle occasion de remporter le premier match et d’amorcer la série de la façon convenue», a déclaré Brian Boyle.

Le colosse de 6 pieds 7 pouces a dû avoir l’impression de revivre le cauchemar du printemps 2014. Avec les Rangers, il avait également perdu le premier match de la finale. Un revers face aux Kings, en prolongation.

«On ne peut rien y changer, mais, au moins, cette défaite nous fera comprendre qu’on ne veut plus avoir de regret au réveil», a-t-il ajouté.

Du déjà-vu

Le Lightning peut s’encourager en se rappelant que ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve dans cette situation. Mis à part la série contre le Canadien, les Floridiens ont perdu tous les matchs initiaux de leurs confrontations.

«On ne s’est pas donné la vie facile depuis le début des séries éliminatoires. Heureusement, on a toujours réussi à rebondir après une défaite», a souligné Steven Stamkos.

«Cependant, contre une formation de ce calibre, on ne peut espérer gagner souvent en ne marquant qu’un seul but»,a-t-il ajouté faisant mention, entre autres, de l’inefficacité de l’attaque massive lors du premier match.