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Yzerman louange Toews, qui réplique

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Jonathan Toews porte le numéro 19 en l’honneur de ses deux idoles de jeunesse, Steve Yzerman et Joe Sakic. Pour soulever la coupe Stanley, l’attaquant des Blackhawks de Chicago cherchera maintenant à triompher du Lightning de Tampa Bay, une équipe construite par Yzerman.

À la veille du premier match de la finale, Toews et Yzerman se retrouvaient sous les réflecteurs.

À 27 ans et à sa huitième campagne dans la Ligue nationale (LNH), Toews pourrait déjà graver son nom une troisième fois sur le plus prestigieux des trophées. Yzerman a gagné trois fois la coupe avec les Red Wings de Detroit, mais il a eu besoin de 22 saisons pour réaliser ce tour de force.

En conférence de presse en cette journée consacrée aux médias, le directeur général du Lightning a tenu un discours très élogieux à l’endroit du capitaine des Hawks.

«La réalité est que Jonathan est plus gros, plus fort et meilleur que moi, a affirmé Yzerman. Il est un joueur excessivement complet et une formidable personne. Au cours de ma carrière, mon jeu a évolué et sous la gouverne de Scotty Bowman, j’ai appris à devenir un centre plus défensif. Jonathan, lui, a cette mentalité depuis son premier jour dans la LNH.»

«Je ne pourrais même pas le suivre dans une course, donc il est aussi plus rapide que je l’étais, a renchéri Yzerman. Il est tout simplement un meilleur joueur que moi.»

Toews a rapidement été mis au parfum de ce concert de compliments. À ses yeux, il n’a pas dépassé le maître.

«Steve est très, très gentil de dire de telles choses à mon sujet, mais je n’y crois pas du tout, a-t-il répliqué avec le sourire. Il était un joueur incroyable et c’est vraiment spécial pour moi de me retrouver contre son équipe. Je trouve ça flatteur, c’est tout.»

Jamais assez

D’une très grande modestie, Toews rougit quand on lui rappelle qu’il a accompli de grandes choses en une courte période. Il a une feuille de route bien remplie avec ses deux conquêtes de la coupe Stanley avec les Hawks (2010 et 2013) et ses deux médailles d’or avec Équipe Canada aux Jeux olympiques de Vancouver et de Sotchi.

«Si je peux gagner une autre fois la coupe Stanley dans quelques jours, on pourrait peut-être commencer à dire que je connais une carrière spéciale, a affirmé le Franco-Manitobain. Pour l’instant, ce n’est pas le cas.»

«Je suis content de faire partie d’un groupe très spécial à Chicago, a-t-il poursuivi. Nous ne voulons pas arrêter de gagner, même si nous avons déjà vécu des moments magiques dans le passé. Comme équipe, nous ne sommes jamais satisfaits.»

Encore meilleur en séries

Les grands joueurs ressortent toujours du lot dans les moments importants. Toews correspond parfaitement à cette description. Au septième match de la finale de l’Association de l’Ouest contre les Ducks à Anaheim, il a inspiré ses coéquipiers en marquant les deux premiers buts de la rencontre.

«Quand on a besoin d'une grosse performance de Johnny, il fait tout le temps le travail, a rappelé le gardien Corey Crawford. Et, il en fait encore plus que ce qu'on attend de lui.»

Questionné sur son secret pour élever son jeu au bon moment, Toews a encore une fois joué la carte de l’humilité.

«Je ne gère pas mieux le stress qu’un autre joueur, a dit le numéro 19. Je savais toutefois que les Ducks étaient aussi nerveux que je pouvais l’être. L’important restera toujours d’avoir la capacité à saisir le moment.»

Depuis le début des séries, Toews a amassé 18 points, dont neuf buts, en 17 parties. Il produit à un rythme encore plus élevé qu’en saison, où il a récolté 66 points en 81 rencontres.

Pas comme Disney

Le défenseur Duncan Keith, un autre rouage important des Blackhawks, a eu le mot de la fin au sujet de Toews.

« Le plus fou avec Jonathan, c’est qu’il n’a pas fini de s’améliorer, a-t-il souligné. Il travaille tellement fort et c’est ce que tu recherches d’un capitaine. »

D’un langage assez coloré, Keith a décrit son coéquipier.

«Il n’a pas à faire comme dans des films de Walt Disney où le capitaine se lève dans le vestiaire pour parler à ses joueurs comme s’ils étaient des enfants. Jonathan n’a pas besoin de parler: il parle encore plus fort sur la glace avec sa concentration, sa passion et sa détermination.»