Canadiens de Montréal

Petry signe pour 6 ans

Agence QMI / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour


Jeff Petry avait à cœur de poursuivre sa carrière à Montréal et Marc Bergevin faisait de son retour une priorité. Dans un tel contexte, les deux clans ont rapidement trouvé un terrain d’entente.

À moins d’un mois de l’ouverture du marché des joueurs autonomes, Petry a écrit son nom au bas d’un contrat de six ans et 33 millions $ avec le Canadien. Il gagnera donc en moyenne 5,5 millions $.

À VOIR : Un but impressionnant de Petry

«J’ai considéré tester le marché, mais lorsque le Canadien m’a approché pour revenir, c’était quelque chose que je voulais vraiment, a affirmé Petry lors d’une conférence téléphonique. Montréal était au sommet de ma liste.»

«J’ai tout aimé de Montréal dès le premier jour : l’atmosphère, le Centre Bell, les partisans et les joueurs dans le vestiaire. C’était un choix logique pour ma femme et moi.»

Il y a quelques mois, Petry se destinait pourtant vers un scénario différent.

«L’été dernier, j’avais paraphé un contrat d’un an seulement avec les Oilers, a rappelé le défenseur originaire du Michigan. Pratiquement tous les signes pointaient vers le marché des joueurs autonomes pour moi. Après la transaction, j’ai changé lentement, mais sûrement, ma mentalité. Plus je découvrais mon nouvel environnement et avec toute la classe de l’organisation, j’ai commencé à regarder davantage pour obtenir un nouveau contrat avec le Tricolore.»

Au bon endroit

À Edmonton, Petry devait souvent chausser les patins d’un premier ou deuxième défenseur. Depuis son arrivée avec le CH, il occupe une chaise qui lui convient mieux derrière P.K. Subban et Andreï Markov.

«Le style de jeu pratiqué par l’équipe a pesé dans la balance, a mentionné le fils de Dan Petry, un ancien lanceur des Tigers de Detroit. C’est une équipe qui mise sur le jeu de transition et qui fait bouger rapidement la rondelle. J’aime relancer l’attaque et ça cadre bien avec mon jeu.»

Avec un lucratif contrat en poche, Petry a retenu les conseils de Bergevin.

«Quand j’ai parlé avec Marc, il m’a rappelé que j’ai mérité ce contrat en raison de la façon que je joue, a-t-il expliqué. Je ne devrai rien changer à mon style. Il y aura plus d’attentes à mon sujet, mais ça vient avec ce type de contrat.»

L’an prochain, Petry aimerait jouer un rôle plus considérable en supériorité numérique. Cette option n’a rien d’impossible considérant que Markov ne rajeunit pas et que Michel Therrien pourrait miser sur deux défenseurs droitiers à la pointe.

«J’ai eu l’opportunité en saison et à la fin des séries de jouer au sein de la deuxième vague en supériorité numérique, a mentionné le numéro 26. C’est définitivement un rôle que j’aimerais jouer.»

Un dossier de moins

Par l’entremise d’un communiqué, Bergevin a exprimé sa satisfaction après cette entente.

«Nous sommes très heureux que Jeff ait pris la décision de demeurer avec le Canadien. En venir à une entente avec lui constituait l’une de nos priorités de la saison morte. Jeff a démontré son engagement envers l’organisation en acceptant de demeurer à Montréal pour y poursuivre sa carrière. Il est un solide défenseur, misant sur la vitesse et un bon gabarit. Il complète très bien notre groupe de défenseurs et sa présence nous procure de la profondeur à cette position »

D’ici les prochaines semaines, Bergevin s’attaquera notamment aux dossiers d’Alex Galchenyuk et de Nathan Beaulieu, deux joueurs autonomes avec compensation. Si le plafond salarial se retrouve à 71 millions $ l’an prochain, le DG du CH disposerait de 6,725 millions $. Mais advenant le cas où le plafond demeure stable à 69 millions, il ne resterait que 4,725 millions dans les coffres de l’équipe.

Le CH a acquis Petry des Oilers d’Edmonton à la date limite des transactions contre des choix de deuxième et quatrième tours au repêchage de 2015.

Voyez notre top 3 des meilleurs moments de Petry cette saison.