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Le Lightning en terrain connu

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Le Lightning de Tampa Bay a beau miser sur une jeune équipe, il ne se présente pas en finale de la Coupe Stanley dépourvue de toute expérience.

Au sein de cette formation, six joueurs ont déjà participé au tour ultime. Deux d’entre eux l’ont fait pas plus tard que l’an dernier. Anton Stralman et Brian Boyle espèrent bien vivre un dénouement différent de celui de l’an dernier.

Alors dans l’uniforme des Rangers de New York, les deux joueurs avaient vu les Kings déambuler sur la patinoire du Staples Center de Los Angeles avec le précieux trophée au terme d’une courte série de cinq rencontres.

Pour atteindre cette deuxième finale, Stralman et Boyle ont donc dû montrer la porte de sortie à leurs anciens coéquipiers.

«C’est difficile émotivement. Tu dois donner tout ce que tu peux pour tenter d’éliminer des amis. L’enjeu est tellement grand que tu dois entraîner ton cerveau à les détester pendant une douzaine de jours, a expliqué Boyle, porte-couleurs des Rangers pendant cinq saisons. Mais, je suis persuadé qu’ils ont fait la même chose de leur côté.»

Quant à Stralman, qui n’a disputé que deux saisons et demie dans la Grosse Pomme, il ne semble pas avoir eu de difficulté à faire abstraction des vieilles amitiés.

«J’ai trouvé plus étrange de me présenter ici au mois de novembre que pendant cette série. Lorsqu’on se rend aussi loin en séries éliminatoires, notre attention est portée davantage sur l’enjeu des matchs que sur l’adversaire.»

Du sang québécois

De ce groupe de six joueurs, un seul a déjà remporté la coupe Stanley : Valtteri Filppula, avec les Red Wings de Detroit, en 2008. Le Suédois a vécu l’amertume de la défaite la saison suivante contre les Penguins de Pittsburgh.

Les autres hockeyeurs à avoir expérimenté une présence en finale sont Brenden Morrow, avec les Stars de Dallas, en 2000, ainsi que Matthew Carle et Braydon Coburn, dans l’uniforme des Flyers de Philadelphie en 2010.

Les amateurs de hockey du Québec risquent d’avoir un parti pris pour le Lightning qui mise sur plusieurs joueurs québécois. Mené par Alexander Killorn et Cédric Paquette, ce groupe est composé de Jonathan Drouin, Marc Barberio et Jonathan Audy-Marchessault.

Puisque celui-ci n’a disputé que deux matchs de saison régulière avec le Lightning, il devra obligatoirement jouer un duel de cette finale pour voir son nom graver sur le précieux trophée advenant, bien sûr, une victoire du Lightning, qui attend le vainqueur entre les Ducks d’Anaheim et les Blackhawks de Chicago.