LNH

Sans peur ni reproche

Agence QMI / Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Depuis la victoire des Rangers de New York, mardi, on fait souvent état de la fiche parfaite de ceux-ci lors des matchs ultimes disputés au Madison Square Garden.

Dans leurs camps, les «Blueshirts» misent sur Ryan McDonagh, Derek Stepan et Carl Hagelin, trois joueurs qui n’ont jamais perdu en six présences à un match ultime. Avec un dossier de 5-0, Chris Kreider fait également bonne figure.

De ce côté, le Lightning de Tampa Bay n’est pas en reste. Anton Stralman (six matchs ultimes), Brian Boyle (cinq) et Matt Carle (quatre) n’ont jamais connu l’amertume de s’incliner dans le septième match d’une série.

«Je n'ai aucun problème avec la pression que peuvent apporter ces matchs. Je les aborde tous de la même façon: que ce soit un match sept ou le premier de la saison, a lancé Stralman tout juste avant de s’envoler vers New York. Ça ne change rien à ma préparation. Le match sur la glace demeure le même.»

Croissance rapide

Ayant porté les couleurs des Rangers lors des cinq premiers matchs ultimes auxquels il a pris part (tout comme Brian Boyle, d’ailleurs), le Suédois sait fort bien que la tâche qui attend son équipe n’aura rien d’une sinécure.

«Plusieurs joueurs de ce groupe sont expérimentés. Le coeur de cette équipe est ensemble depuis longtemps. Il est formé de joueurs dotés de beaucoup de caractère et qui n’ont jamais de difficulté à hausser leur jeu au bon moment», a indiqué le défenseur.

En contrepartie, l’athlète de 28 ans souligne que ses jeunes coéquipiers ont acquis énormément d’expérience depuis le début des présentes séries éliminatoires. Que ce soit en raison du septième match face aux Red Wings ou en raison de la difficulté qu’ils ont eue à éliminer le Canadien.

«On a été testé dès le départ en devant vaincre les Red Wings à deux reprises, avec le dos au mur. On a également eu un bon test contre Montréal. Il nous a fallu trois matchs pour parvenir à mettre un terme à cette série.»

La pression sur les Rangers

Avec 476 matchs de saison régulière et 74 rencontres de séries, dont six ultimes, Stralman n’est pas du type nerveux. D’ailleurs, il soutient qu’aucun de ses coéquipiers ne devrait l’être, comparativement aux joueurs qui se trouvent dans l’autre vestiaire.

«La pression est sur eux. Tout le monde s'attend à voir les Rangers gagner la coupe Stanley. En plus, ils jouent devant leurs partisans, a-t-il fait valoir. Nous, on n’a rien à perdre. On peut relaxer et avoir du plaisir dans cette rencontre. En plus, on sait qu'on peut gagner dans cet édifice.»