Anaheim - Chicago

La pression monte chez les Ducks

Agence QMI / Pierre Durocher

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Le contraste était frappant lorsqu’on passait d’un vestiaire à l’autre, après la conclusion du sixième match de la finale de l’Ouest mercredi soir au United Center.

Dans l’antre des Blackhawks de Chicago, les joueurs respiraient la confiance.

Duncan Keith, Jonathan Toews, Patrick Kane, Corey Crawford et les autres éléments clés de l’équipe énuméraient calmement les ingrédients de cette victoire de 5-2 qui a permis aux Blackhawks d’imposer la présentation d’un septième match samedi soir à Anaheim.

Dans le vestiaire des Ducks, on sentait plutôt la frustration et un niveau assez élevé d’inquiétude, eux qui ont subi une première défaite en temps réglementaire dans ces séries 2015.

Getzlaf se montre du doigt

Ryan Getzlaf a fait un Carey Price de lui-même en prenant le blâme pour la défaite, même s’il était loin d’être le seul coupable.

«J’ai offert une performance horrible, s’est-il accusé. C’est mon rôle de calmer les gars. Nous étions trop nerveux. Je dois mieux jouer et démontrer un meilleur exemple.»

Getzlaf, Corey Perry et François Beauchemin, les trois joueurs toujours actifs avec les Ducks à avoir pris part à la conquête de la coupe Stanley en 2007, ont chacun terminé le match avec un différentiel de -3. Ça n’aide pas...

Getzlaf totalise 19 points dans les séries, mais il n’a pas trouvé le fond du filet depuis le premier match de la ronde précédente contre Calgary.

L’imposant joueur de centre a perdu 11 de ses 15 mises en jeu, en plus d’avoir commis des bévues défensivement.

Une réputation en jeu

La pression se fait forte sur les joueurs des Ducks, car s’ils devaient perdre le match décisif samedi, devant leurs partisans, on leur collerait l’étiquette d’une équipe dominante durant la saison, mais qui croule sous la pression dans les séries.

On peut rappeler que l’an dernier, les Ducks menaient 3-2 en deuxième ronde contre les Kings, une série qu’ils ont finalement perdue lors d’un septième match disputé au Honda Center.

En 2013, ils avaient aussi baissé pavillon au cours d’un septième match présenté à domicile, subissant l’élimination en première ronde face aux Canucks.

«C’est le temps de clouer le bec à nos détracteurs, a lancé l’ailier Kyle Palmieri. En l’emportant samedi, personne ne se rappellera de nos défaites subies dans des septièmes matchs au cours des deux saisons précédentes.

«On se tape 82 rencontres en saison régulière pour avoir l’avantage de la patinoire dans les séries. Ce sera à nous d’en profiter.»

Les mises en échec

On a cru qu’à force d’appliquer de solides mises en échec sur les principaux défenseurs des Blackhawks, les attaquants des Ducks finiraient par les épuiser. Ils dominent d’ailleurs 304 à 209 à ce chapitre dans cette série.

La stratégie n’a pas fonctionné. Les défenseurs des Blackhawks ont été meilleurs que ceux des Ducks mercredi.

Duncan Keith a disputé un match colossal en préparant trois buts et il a aussi bloqué quatre tirs.

Brent Seabrook (six mises en échec), Niklas Hjalmarsson (fiche de +4) et Johnny Oduya (7 tirs bloqués) se sont eux aussi bien tirés d’affaire.