Coupe Memorial 2015

Boucher mis à l'amende

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Les accusations de «“job” de bras» lancées par Philippe Boucher et dirigées vers l’arbitre Olivier Gouin, à la suite de la défaite de 4-0 aux mains de l’Océanic de Rimouski, mercredi soir, coûteront la coquette somme de 10 000 $ aux Remparts de Québec.

Le triumvirat de la Ligue canadienne de hockey (LCH), formé par les commissaires Gilles Courteau, David Branch et Rob Robinson, ont attendu jusqu’à 22 h 15 avant d’annoncer le fruit de leur réflexion jeudi.

Cette amende était la deuxième décernée à un dirigeant d’équipe depuis le début du tournoi de la Coupe Memorial Mastercard.

Vendredi, après le revers de 4-3 encaissé par les Rockets de Kelowna devant les Diables rouges, le propriétaire, président et directeur général des champions de la Ligue junior de l’Ouest (WHL), Bruce Hamilton, avait déversé son fiel à la face d’un responsable de l’arbitrage. Cette montée de lait n’ayant pas été tenue devant le corps médiatique, Hamilton avait écopé de seulement 500 $. L’inflation verbale semble donc galopante dans la LCH.

Stratégie de diversion

Boucher savait pertinemment que cette envolée détournerait l’attention des médias de la performance horrible de son club face à Rimouski.

«Tu n’es pas venu au monde hier. Si l’attention a été mise là-dessus, tant mieux! Ce matin [jeudi], nos joueurs sont à l’hôtel et ils se reposent afin de jouer un match de hockey ce soir», avait lancé Boucher à un confrère aux tempes grises.

«Dans notre ligue, nous avons été muselés durant les séries. C’est de la frustration accumulée», avait ajouté l’entraîneur et directeur général des Remparts, qui a rapidement détourné le fil de la conversation quand les statistiques, favorables pour Québec, des infractions appelées durant les trois matchs de la finale (par le duo Gouin/Jonathan Alarie) lui ont été soumises.

«On ne parlera pas de cela pendant toute la journée. Je viens de dire ce que j’avais à dire.»

Diriger la ligue

Boucher s’inscrit en faux contre l’argument voulant que l’organisation des Remparts qui chapeaute le volet organisationnel du tournoi puisse également avoir son mot à dire sur le choix des officiels en devoir.

«Je suis très à l’aise avec mes propos. Je n’ai pas demandé à choisir les arbitres du tournoi. J’ai eu une conversation avec le responsable de l’arbitrage de la ligue, Richard Trottier, et je lui ai simplement demandé si c’était possible, pour les raisons X, Y et Z que je ne vous dirai pas et A, B, C, D, E, F, G aussi, qu’un arbitre [Olivier Gouin] ne soit pas sur notre chemin durant le tournoi. Ce n’est pas à moi de décider, mais on a le droit à notre opinion et nous avons le droit d’être écoutés.»