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Le caractère de Brassard

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Derick Brassard avait un objectif en tête. Déçu de son cinquième match contre le Lightning de Tampa Bay au Madison Square Garden, le Québécois se promettait de rebondir. Avec trois buts et deux aides dans un gain de 7-3, il a pleinement atteint son but.

«C’est un bon soulagement pour moi puisque je n’étais vraiment pas heureux de mon dernier match, a raconté Brassard dans le petit vestiaire de l’équipe adverse au Amalie Arena. Je n’avais pas passé une journée très agréable lundi, je n’étais juste pas heureux de moi. Quand tu es un joueur offensif, tu dois écrire ton nom sur la feuille de pointage. Je ne l’avais pas fait au cinquième match dans une défaite de 2-0 dans notre propre édifice.»

«Depuis ce matin, j’avais le pressentiment que je devais me lever pour le bien de l’équipe, a-t-il poursuivi. Notre trio a vraiment connu un bon match, il y avait une très belle chimie. Depuis près de deux semaines, J.T. Miller a une très bonne attitude et il joue vraiment bien. C’était une question de temps avant qu’il explose sur le plan offensif. Rick Nash était toujours aussi fort et il a généré plusieurs revirements. »

En conférence de presse, Alain Vigneault a logiquement souligné le travail du trio de Brassard.

«Ils ont été tout simplement incroyables, a dit l’entraîneur-chef des Rangers de New York. Derick a montré qu’il a beaucoup de caractère en jouant tout un match.»

Un centre de premier plan

À quelques mètres du casier de Brassard, Nash lui a envoyé tout un compliment.

«Je connais Derick depuis longtemps puisque nous avons joué ensemble à Columbus, a-t-il rappelé. Depuis qu’il est à New York, il a acquis une belle maturité. Il s’élève maintenant au rang des centres de premier plan dans la LNH.»

Nash et Miller ont également fait mal au Lightning lors de cette sixième rencontre avec chacun un but et trois passes.

«J’espère qu’on maintiendra le même rythme pour le septième match», a lancé avec le sourire Brassard.

Pour les amoureux de statistiques, en voici deux assez impressionnantes. Brassard est devenu le premier joueur des Rangers à réussir un tour du chapeau en séries pour un match à l’étranger depuis... Wayne Gretzky en 1997. Le centre de 27 ans est également le premier joueur des «Blue Shirts» à récolter cinq points dans un match où l’équipe fait face à l’élimination.

Tout lancer par la fenêtre

Du côté du Lightning, il y avait un peu moins de sourires. À la veille de ce sixième match, Jon Cooper avait dit qu’il n’avait vraiment pas l’intention de sauter encore une fois dans un avion en direction de New York. Il se disait fatigué des voyages. Cooper devra une fois de plus faire le trajet dans les airs entre Tampa et Manhattan.

«Nous répondrons de la même façon pour ce septième match, a mentionné l’entraîneur du Lightning. Nous avons toujours bien joué quand nous jouons pour notre survie. Nous aurons maintenant deux jours avant le prochain match et nous avons besoin de ce repos.»

Steven Stamkos, pour sa part, souhaitera oublier le plus rapidement possible ce revers de 7-3.

«Il faut tout lancer par la fenêtre, a dit le capitaine. Chaque fois que nous frappons un mur, nous trouvons un moyen pour revenir encore plus fort. Il y aura de la pression pour les deux équipes lors de ce septième match. Nous restons à une seule victoire d’une présence en finale de la Coupe Stanley.»