LNH

Simplement le vrai Stamkos

Agence QMI / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Steven Stamkos a retrouvé sa touche magique de marqueur. Et il ne s’agit pas d’une bonne nouvelle pour Henrik Lundqvist et les Rangers de New York.

De retour au sommet de son art, et fort possiblement libéré d’une blessure au poignet gauche, Stamkos a marqué sept buts à ses 10 derniers matchs. Question de jouer un peu plus avec les chiffres, on pourrait aussi dire qu’il compte six filets à ses sept derniers matchs ou un but à chacune de ses quatre dernières sorties.

S’il n’y a pas si longtemps, il traversait l’une des pires léthargies de sa jeune carrière sur le plan offensif, l’Ontarien de 25 ans a retrouvé toute sa constance. Il ressemble maintenant à un métronome ou tout simplement au véritable Steven Stamkos. On a pratiquement oublié qu’il n’avait pas marqué un seul but à ses huit premiers matchs des séries.

«Je suis clairement plus confiant maintenant que je l’étais pour les huit premières rencontres, il n’y a aucun doute, a reconnu Stamkos, quelques minutes après la victoire de 2-0 du Lightning contre les Rangers lors du cinquième match. Avec le recul, je dirais que c’était une bonne chose pour moi de rencontrer de l’adversité.»

«Malgré mes difficultés, l’équipe gagnait et c’était ça le plus important, a-t-il poursuivi. Nous avons profité de notre profondeur toute l’année. Mais, malgré tout, je savais que je jouais de la bonne façon. Quand tu travailles fort, tu finis toujours par débloquer.»

Jon Cooper a également eu la main heureuse en déplaçant Stamkos du centre à l’aile droite aux côtés de Valtteri Filppula et Alex Killorn. Dans un rôle d’ailier, il n’a pas les mêmes responsabilités défensives et il peut se concentrer encore plus sur ce qui a fait sa renommée dans la LNH, son jeu offensif.

Les explications de Cooper

Pour les premiers jours des séries, Stamkos se faisait bombarder de questions sur deux aspects: son état de santé et son incapacité à marquer. Le numéro 91 a toujours refusé de dire qu’il jouait en dépit d’une blessure au poignet gauche.

Au deuxième tour des séries contre le Tricolore, il plaçait souvent de la glace sur son poignet et il s’entraînait très rarement avec ses coéquipiers. Deux signes généralement indicateurs d’une blessure. Mais, en séries, le degré de mystère demeure toujours très élevé.

Peu de temps après l’arrivée de l’équipe à Tampa, Cooper a touché ce sujet.

«Vous devriez poser la question à Stamkos pour savoir s’il est présentement dans un meilleur état de santé, a répondu l’entraîneur en chef. Je peux toutefois vous dire que les médecins ne me parlaient pas trop de lui.»

«Il ne marquait pas contre Detroit, mais il menait notre équipe pour les tirs et il obtenait de bonnes chances, a enchaîné Cooper. "Stammer" est tellement un athlète fier qu’il se plaçait possiblement trop de pression sur ses épaules pour marquer.»

Le karma du hockey...

Dans une longue envolée, Cooper a rappelé toute l’importance de Stamkos pour son équipe.

«Les gens s’attendent à le voir marquer sur une base régulière, mais il est plus qu’un marqueur. Il est un joueur complet. Depuis qu’il a recommencé à inscrire des buts, je lis que "Stammer" est de retour. Pour moi, il a toujours été là. Il est notre capitaine et il nous a toujours menés de différentes façons. Je suis heureux de le voir marquer puisqu’il le mérite. Il s’est placé dans une position pour réussir. Je crois au karma du hockey et quand tu travailles, tu finis par recevoir ta paye.»