New York Rangers - Tampa Bay

«On a plié, mais on n'a pas cassé» - Stamkos

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Ben Bishop n'a jamais douté un instant qu'il finirait par retrouver son efficacité devant le filet. Alors que le nombre de ses détracteurs commençait à augmenter, le grand gardien américain s'est assuré de garder son calme.

«On vient d'atteindre le plateau des 100 matchs cette saison. C'est impossible de connaître 100 bons matchs. Certains soirs, tout fonctionne, alors que d'autres fois, tout va de travers», a indiqué Bishop, au terme de cette victoire qui place le Lightning à une seule de la finale de la coupe Stanley.

Comme il l'avait fait la veille avant de sauter dans l'avion amenant son équipe à New York, Jon Cooper a réitéré sa confiance en son gardien partant.

«Ce soir, il avait l'air sûr de ses moyens. Il a fait le premier arrêt, il n'a pas donné de retour. C'est lui qui commandait devant le filet, a indiqué l'entraîneur du Lightning. C'est une tendance qu'on a pu observer chez lui au cours des deux premières rondes et qui est encore bien réelle dans celle-ci. Plus une série avance, plus il élève son jeu.»

Bishop a bloqué 26 tirs pour enregistrer le deuxième blanchissage de sa carrière en séries éliminatoires. Ses coéquipiers en ont presque fait autant, unissant leurs efforts pour bloquer 24 tirs. Brian Boyle, avec cinq, ainsi que Ondrej Palat et Matt Carle, avec quatre chacun, ont été les plus actifs dans ce domaine.

«Boyle a littéralement eu l'air d'un gardien toute la soirée, a lancé l'homme masqué du Lightning, sourire en coin. Les gars ont fait tout un travail devant moi. Ce n'est pas évident de se jeter devant des lancers frappés.»

Moments décisifs

Les vainqueurs ont reconnu que la rencontre avait été disputée en deux temps. Tous les membres de ce camp s'entendaient pour dire que le travail de l'infériorité numérique et le but de Valterri Filppula, qui a suivi à mi-chemin de la première période, ont fait tourner l'allure de la rencontre.

«On a fait ce que les Rangers ont fait lors du dernier match. On a plié, mais on n'a pas cassé», a illustré Steven Stamkos, à propos de la première période, dominée par les locaux. Le fait que nous ayons empêché les Rangers de marquer en supériorité numérique les a refroidis un peu, en plus de calmer les ardeurs de la foule.

«D'ailleurs, chaque fois que tu peux prendre les devants sur une patinoire adverse, tu sens que les spectateurs deviennent un peu plus silencieux. Pour une raison que j'ignore, chaque fois que nous avons inscrit le premier but depuis le début des séries, nous avons trouvé une façon de remporter le match», a ajouté le capitaine du Lightning à propos de la fiche immaculée de huit victoires de son équipe en pareille circonstance.

En terrain connu

Du côté des Rangers, l'entraîneur Alain Vigneault a convenu que l'incapacité de marquer de son équipe, malgré une nette domination au premier vingt, a peut-être fait pencher la balance du côté de ses adversaires.

«On a dominé pendant les 30 premières minutes de jeu. Mais tout ce temps passé en territoire ennemi n'a, au bout du compte, pas rapporté suffisamment. On doit donner le crédit au Lightning pour avoir fait un travail défensif remarquable en obstruant nos lignes de tir et en bloquant plusieurs de nos lancers», a déclaré l'entraîneur des Rangers.

Une dévotion des joueurs floridiens qui fait en sorte que ceux des Rangers n'ont pas le choix de vivre pour les 36 prochaines heures avec le spectre d'une possible élimination.

«Tout le monde y croit encore, alors nous devons nous présenter à Tampa, continuer de jouer avec confiance, donner le meilleur de nous-mêmes et revenir avec une victoire», s'est exprimé Marc Staal.

Les Rangers ont raison d'y croire. Depuis l'an dernier, ils ont remporté huit matchs sur neuf lorsqu'ils font face à l'élimination. Leur seul revers en pareille occasion est survenu lors du cinquième match de la finale de la coupe Stanley, l'an dernier.

«Nous allons regarder quelques vidéos du match, corriger certaines erreurs, améliorer certains points et aller de l'avant», a lancé Martin St-Louis.