New York Rangers - Tampa Bay

McDonagh, capitaine à 25 ans

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Mark Messier, Brian Leetch, Jaromir Jagr, Chris Drury, Ryan Callahan et maintenant Ryan McDonagh.

À 25 ans seulement, McDonagh a pris le flambeau comme capitaine de l’une des plus prestigieuses organisations de la Ligue nationale, les Rangers de New York.

Si le Canadien de Montréal n’a pas encore déterminé qui portera le «C» la saison prochaine, les Rangers ne regrettent absolument pas d’avoir confié cette responsabilité au défenseur originaire de St. Paul, au Minnesota.

«C’est vraiment un bel honneur et une grande responsabilité, a affirmé McDonagh au Journal de Montréal plusieurs minutes après la victoire de 5-1 lors du quatrième match de la finale de l’Association de l’Est, vendredi. La lettre n’est pas juste symbolique pour moi, je prends mon rôle de capitaine vraiment à cœur. Je veux servir de modèle pour mes coéquipiers.»

Avant le quatrième match de la série face au Lightning de Tampa Bay, l’entraîneur Alain Vigneault a expliqué ce qui l’a mené à ce choix.

«On a laissé passer le camp pour finalement en faire l’annonce au début du mois d’octobre, a expliqué Vigneault en entrevue au Journal. À mes yeux, on avait plusieurs bons candidats pour devenir capitaine. Derek Stepan aurait très bien pu obtenir cette tâche, mais, en discutant avec la plupart de mes vétérans, le nom qui revenait sans cesse était celui de Ryan.»

«Ryan est vraiment une bonne personne, un petit gars bien élevé, a poursuivi l’instructeur. C’était un choix facile pour nous. Il n’a que 25 ans et il a un contrat à long terme en poche. Il sera à New York pour longtemps.»

Vigneault s’est également remémoré les heures qui ont suivi son annonce.

«Quand Ryan a accepté, il a agi avec classe et intelligence, a-t-il dit. Il a parlé aux plus vieux de notre équipe, à des gars comme Martin [St-Louis] et Rick [Nash] qui avaient déjà porté des “C” sur leur chandail à Tampa et à Columbus. Il ne voulait brusquer personne.»

Une soirée magique

Au mois d’octobre dernier, McDonagh a compris encore plus toute l’importance de cette lettre sur son gilet.

«En début de saison, nous avions organisé une soirée spéciale en invitant un paquet d’anciens capitaines des Rangers, a souligné Vigneault. Je n’oublierai pas son discours devant les anciens capitaines de notre organisation. Je peux vous dire qu’il m’avait impressionné par son calme et sa droiture pour un jeune homme de 25 ans. Pour nous, c’était un choix logique de lui donner le “C”».

«Il y a une riche tradition avec les Rangers et les anciens restent impliqués, a renchéri McDonagh. J’aime l’histoire de cette équipe et je veux en faire partie. Je n’ai pas parlé à Messier depuis que je suis capitaine, mais j’ai croisé Leetch à quelques reprises. Il m’a dit de rester constant avec mon attitude et de ne pas changer ma personnalité.»

Des souvenirs de 2007...

À Montréal, le nom de McDonagh évoquera éternellement un mauvais souvenir, celui de l’échange pour Scott Gomez du 30 juin 2009.

Au premier tour du repêchage en 2007, Trevor Timmins et le Tricolore n’avaient pas juste repêché deux joyaux en McDonagh (12e) et Max Pacioretty (22e). Ils avaient aussi mis la main sur deux jeunes Américains dotés d’un grand caractère.

D’ici peu, Pacioretty pourrait imiter McDonagh en devenant à son tour capitaine. Un tel scénario ne surprendrait pas le défenseur des Rangers.

«Max est un très gros morceau du casse-tête du Canadien et c’est un gars qui offre toujours un effort constant, a rappelé McDonagh. Tu veux comme capitaine un joueur solide. J’ai joué avec Max aux Jeux olympiques à Sotchi et j’adore son attitude. Il est aussi le type de joueur qui se lève dans les moments importants.»

À sa cinquième saison avec les Rangers, McDonagh a amassé 33 points (8 buts, 25 aides) en 71 matchs, en plus de maintenir un différentiel de +23. Depuis le début des séries, il reste un ingrédient clé des succès de son équipe avec 9 points (3 buts, 6 passes) et une fiche de +2 en 16 rencontres.