New York Rangers - Tampa Bay

De Lundqvist à Bishop

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Les entraîneurs se plaisent souvent à dire que le ''momentum'' change rapidement et souvent de côté au cours d’une série. Celle entre les Rangers de New York et le Lightning de Tampa Bay en est un bon exemple.

En l’espace de 24 heures, les interrogations dont Henrik Lundqvist faisait l’objet depuis la fin du troisième match ont disparu.

C’est maintenant sur les épaules de Ben Bishop, qui a accordé 10 buts lors de ses deux dernières sorties, que les inquiétudes reposent.

«Ce fut deux jours très difficiles mentalement. J’ai dû éviter de faire trop d’analyse et de compliquer davantage les choses, a lancé le roi Henrik au terme du quatrième affrontement. Par chance, je pouvais compter sur celui qui est probablement le meilleur entraîneur des gardiens au monde (Benoit Allaire) pour me faire comprendre que j’avais connu 12 ou 13 matchs à la hauteur des attentes avant d’en disputer deux moyens.»

Enfin un coussin

Il faut dire que ses coéquipiers lui ont enfin permis d’avoir les coudées franches et de relaxer sur un coussin de quelques buts.

Défaits cinq fois en sept matchs contre le Lightning depuis le début de la saison, les Rangers n’étaient jamais parvenus à marquer plus de trois filets contre Bishop avant le troisième match. Voilà qu’ils l’ont fait deux fois de suite.

De plus, vendredi soir, c’était la première fois depuis le deuxième duel de la finale de l’Association de l’Est de l’an dernier, contre le Canadien de Montréal, que les Rangers remportaient un match éliminatoire par une marge supérieure à un seul but.

Contributions bienvenues

Une première en près d’un an rendu possible grâce au réveil offensif de Martin St-Louis et de Rick Nash.

Rencontré alors que son équipe s’apprêtait à rentrer à New York, Alain Vigneault s’est dit d’avis que cette soirée allait permettre à St-Louis de tenir son bâton moins serré.

«Après son but, Martin a obtenu quelques autres occasions de marquer, a rappelé l’entraîneur des Rangers. Malgré cette période difficile, Martin est demeuré un vrai professionnel. Il a continué de travailler extrêmement fort. Espérons que nous pourrons bâtir là-dessus.»

«C’est difficile de traverser une séquence sans but. Ça vous draine mentalement et émotivement. Mais, curieusement, j’ai moins bien dormi hier que lors des nuits précédentes», a déclaré Nash une douzaine d’heures après avoir marqué son premier but contre le Lightning.

Peut-être parce que l’attaquant des Rangers sait qu’un seul match ne fait pas foi de tout.

Attaque massive efficace

L’attaque massive des Rangers fait également des ravages. Au cours des trois derniers affrontements, les «Blue Shirts» ont marqué six fois en 13 supériorités numériques pour un pourcentage d’efficacité de 46,2%.

«En avantage numérique, un paquet de petits détails peuvent faire la différence. Ça peut être de gagner plus de mise en jeu comme ça peut être de se trouver à l’endroit désigné.

Mais au bout du compte, ça demeure d’envoyer des rondelles au filet et de se précipiter pour sauter sur les occasions qui en découlent», a expliqué St-Louis.

Considérant l’efficacité avec laquelle les joueurs des Rangers congestionnent le devant du filet de Bishop, ceux du Lightning feraient mieux de se tenir loin du banc des punitions.