Anaheim Ducks v Winnipeg Jets - Game Three

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Commotions : Bettman ne change pas d'avis

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Gary Bettman a répondu à des questions des médias de Chicago, jeudi soir, pour le match numéro 3 de la finale de l’Association de l’Ouest des Blackhawks contre les Ducks d’Anaheim.

Le commissaire a dû aborder le sujet délicat de la mort du défunt ancien défenseur des Blackhawks, Steve Montador, ravagé par les conséquences des coups à la tête qu’il a subis pendant sa carrière de hockeyeur professionnel.

Bettman a réitéré qu’il estime qu’il n’existe pas de preuve d’une corrélation entre les chocs à la tête, monnaie courante dans la LNH, et les maladies dégénératives du cerveau.

«D’un point de vue scientifique, rien ne montre que la cause mène nécessairement à l’effet, a-t-il déclaré. Je sais qu’il y a beaucoup de théories, mais si vous posez la question aux gens qui mènent ces études, ils ne pourront pas vous montrer de corrélation statistique qui permet de tirer une conclusion.»

Bettman et la LNH sont aux prises avec des poursuites liées aux conséquences des commotions cérébrales sur la santé des joueurs. L’une d’elles a été intentée par la famille de Montador, qui a perdu la vie en février dernier.

Le rapport d’autopsie du défunt joueur révèle qu’il souffrait d’encéphalopathie traumatique chronique (ETC), un syndrome parfois présent chez des athlètes ayant souffert de multiples commotions cérébrales.

Le Krembil Neuroscience Centre, basé à Toronto, a aussi pratiqué des autopsies sur les corps de l’ancien joueur de la Ligue canadienne de football John Forzani et sur celui d’un donneur anonyme. L'encéphalopathie a été détectée dans les cerveaux de Montador et de l’athlète inconnu, mais pas dans celui de l’ancien joueur de ligne des Stampeders de Calgary.

«Ces résultats indiquent que pour certains athlètes, des commotions cérébrales répétées peuvent mener au développement du ETC, mais aussi que certains individus peuvent être plus enclins que d’autres à développer le syndrome à la suite de commotions cérébrales», a précisé la docteure Lili-Naz Hazrati, la spécialiste en neuropathologie qui a procédé aux autopsies.