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Babcock choisit les Maple Leafs

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Mike Babcock a fait son choix : il dirigera dorénavant les Maple Leafs de Toronto à raison de 50 millions $ pour huit ans.

La nouvelle a été annoncée par la formation ontarienne, mercredi. Une conférence de presse aura maintenant lieu jeudi matin, à Toronto.

«J’ai des sentiments ambivalents, car Mike est l’un des meilleurs de sa profession, si ce n’est pas le meilleur, a commenté le directeur général des Red Wings de Detroit et ancien supérieur immédiat du principal intéressé, Ken Holland, durant un point de presse. Je suis heureux pour lui, car il a accompli tout un travail avec nous et on a vécu avec lui 10 années formidables. Mais toute bonne chose a une fin.»

Guy Boucher était le candidat numéro un pour succéder à Peter Horachek jusqu'à ce que les négociations achoppent entre les Sabres et Babcock mercredi matin, a rapporté le collaborateur de TVA Sports Louis Jean.

Babcock deviendra l’entraîneur-chef le mieux payé à travers la Ligue nationale de hockey, loin devant tous ses homologues.

À titre indicatif, Joel Quenneville gagne 2,95 millions $ par année avec les Blackhawks de Chicago ce qui en faisait, avant le mirobolant contrat accordé à Babcock, le plus haut salarié parmi les entraîneurs de la LNH. Grandement convoité, Babcock a su faire monter les enchères.

«Nous nous sommes rencontrés quelques fois au cours des derniers jours, mais je sais qu’il a aussi parlé avec Brendan Shanahan (le président des Leafs) à Prague, a ajouté Holland. Tout ce que je pouvais lui donner, c’est une entente de cinq ans. J’étais un peu préoccupé par le fait de voir quelqu’un s’engager trop longtemps dans la même ville.»

Plusieurs discussions

Celui qui a étudié à l’Université McGill, à Montréal, aurait aussi discuté avec les Sabres de Buffalo, les Blues de St. Louis, les Sharks de San Jose, sans oublier les Red Wings, avant de décider de son avenir.

«Ce fut pour lui une décision difficile à prendre, puisqu’il était proche des joueurs. Toutefois, il a choisi ce qu’il considérait le mieux pour sa carrière», a précisé le DG des Wings qui a été informé des intentions de son ex-instructeur en avant-midi, par le biais d’un appel téléphonique.

Pour ce qui est du successeur de Babcock au Michigan, Holland veut se donner un peu de temps pour l’identifier. Cependant, l’entraîneur de la filiale de Grand Rapids, Jeff Blashill, semble avoir une longueur d’avance.

«Je dois réfléchir un peu, mais ma liste ne comprend que deux ou trois noms. Et oui, Jeff est parmi mes candidats», a confirmé Holland.

Un curriculum vitae bien étoffé

Babcock a amorcé sa carrière d’entraîneur-chef dans la LNH avec les Ducks d’Anaheim en 2002-2003, guidant sa formation à la finale de la Coupe Stanley. Il a cependant vu les Devils du New Jersey enlever le précieux trophée.

Après deux campagnes en Californie, l’Ontarien de 52 ans a joint les rangs des Wings en 2005-2006. En 786 matchs dans le circuit Bettman, il a maintenu un excellent dossier de 527-285-19-119 en saison régulière et de 83-62 en séries éliminatoires. Les Red Wings n’ont donc jamais raté les séries en présence de Babcock.

En plus d’avoir remporté la coupe Stanley avec les Wings en 2008, il a ajouté deux médailles d’or olympiques à sa collection. Il a ainsi mené le Canada à la victoire à Vancouver, en 2010, avant de répéter l’exploit quatre ans plus tard, à Sotchi.